OS Troisième et dernière partie.

OS Troisième et dernière partie.






Coucou les filles !
Je vous fais pas plus attendre, voici la troisième partie de mon OS, j'espère que vous aller l'aimer !
Donnez moi vos avis, gros biouuux <3.


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[ Ellipse Temporelle de 5 mois. ]


Ca fait cinq moi qu'il est partit. Cinq mois que le claquement de la porte raisonne dans ma tête comme une litanie dans fin. Cinq mois que j'ai tout essayer pour le retrouver en vain. Il avait tout prévus. J'ai même essayé d'aller voir ses parents, ils avaient déménagés.

Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Que ça va mieux, que je l'oublie, que je me fais à la vie sans lui ? Je pourrais vous le dire si vous voulez que je mente.
Cinq moi et pourtant j'ai encore l'impression de sentir son odeur entre mes draps ou même parfois dans les salles de classe. Je revois en boucle son sourire dans ma tête, je sens encore son corps dans le mien et son souffle sur ma peau. Il me manque, j'en crève un peu plus chaque jours.

Mes notes ont beaucoup baissées, pour ne pas dire sont devenue quasi nulle. En faite je ne suis même plus en cours, la plus part je les passe à dessiné Bill ou à pleuré en silence dans le fond de la salle ou personne ne peux me voir.

Il me manque. Je l'aime. Ses deux phrases se répètent en écho dans ma tête et parfois j'aimerais crevé tant ça fais mal.
Comment continué de vivre lorsque même la vie se retourne contre vous ? Quand elle vous enlève ce que vous aimez le plus ?

Me suicider ? J'y ai pensé et puis je m'y suis résigné. Parce que j'ai pensé que quelques parts Bill était en train de se battre contre sa maladie pour continuer à vivre alors par respect pour lui, je ne l'ai pas fait. Peut-être aussi parce que j'espère tous les jours le voir revenir en cours comme si tout ça n'était qu'un mauvais rêve. Seulement ce jour n'arrive pas et il n'arrivera sans doute jamais.

Je sais qu'il est encore en vie. Je le sens et puis il ne serait pas partit sans me dire Adieu. Je le sais, j'en suis sûr. J'ai besoin d'en être sûr de toute façon, sinon je sombre.

[...]


Je rentre de la bibliothèque comme chaque soir. Il est un peu plus de 22 heures et une fois la porte de mon studio claqué je m'effondre contre celle-ci en pleurant. Je ramène mes genoux contre mon torse et plonge mon visage dans mes coudes. Pourquoi le monde est si injuste ? Si cruel ? Si intolérant.

Aujourd'hui deux garçons parler de Bill derrière moi. L'un d'eux à commencer avec quelque chose comme :

« Et on le voit plus le mec aux cheveux noir, l'androgyne là ? ».

J'ai cru que mon c½ur allait s'arrêter. Comment ne peuvent-il se rendre compte de son absence que maintenant alors que depuis des mois elle me pèse sur le c½ur.

« Ouais. Bon débarras. Une pédale ce type si tu veux mon avis, rien de plus. »

« Sans doute en train de crevé du SIDA dans son trou ... »

Le sang m'est brusquement monté au cerveau et je me suis levé en quatrième vitesse, brisant le silence du cours à cause de ma chaise qui est tombée à la renverse après moi. Je ne sais pas avec quelle force j'ai soulevé l'un des deux pour le plaquer violemment contre le mur mais peu importe, je ne voyais que ma colère, pire, ma haine envers lui.

Mes yeux l'auraient tué si j'avais pu, ma main autour de sa gorge se resserrer de plus en plus et si on ne m'en avait pas empêché ce soir je serais devenus un meurtrier.
Trois jours de renvoi. Pour avoir voulus tuer quelqu'un c'est faible mais bon, peu m'importe.

Je me sens si seul, si vide sans lui. Mes bras tombent de pars et d'autre de mon corps et alors que j'essaye d'attrapé la moquette je sens quelque chose entre mes doigts. Je relève les yeux pour tomber sur une enveloppe. Une enveloppe à mon nom.

Je l'attrape et la tourne dans tout les sens. Elle sent bon, elle sent Bill. Et c'est aussi son écriture sur le devant. Penchée, ronde et soignée. Je me mets à respirer très vite et je me dépêche de l'ouvrir pour saisir le papier blanc entre mes doigts tremblant et moite.
Des larmes coulent sur mes joues. Ca me fait tellement de bien d'avoir quelque chose de lui, même si j'ignore encore le contenu de la lettre.


MUSIC

Tom, mon Ange.

A l'heure où tu liras ses lignes je ne serais déjà plus de ce monde mon Ange. J'ai demandé à ma mère de te la faire parvenir après que j'ai rendus mon dernier souffle.

Mon sourire s'efface et je sens mon c½ur arrêté de battre quelques instant pour repartir à un rythme beaucoup trop rapide. Je plaque une main contre ma bouche et gémis de douleur alors que je continue ma lecture.

Ne pleure pas Tom je t'en pris. Je te regarde de là haut et je n'aime pas voir tes larmes sans pouvoir les sécher.
Tu m'as manqué tu sais. Chaque jour, chaque seconde je pensais à toi, je me battais pour toi, pour notre Amour. Je sais que tu ne m'as pas oublié, je le sentais tous les jours. Ton amour, cet Amour si fort qui m'a fais oublier mon triste futur ce soir là.

Je ferme les yeux et laisse mes larmes coulaient sur mes joues. Ma tête tombe sourdement sur la porte et je laisse passé un sanglot de désespoir. Je ne veux pas, c'est trop dur, trop douloureux. Tout mon corps semble éteint, comme si la vie l'avait désertée. Pourquoi Bill ? Pourquoi tu n'as pas voulus rester avec moi pendant ces cinq mois.

Je sais ce que tu dois penser mon C½ur. Pourquoi je n'ai pas voulus continuer cet amour jusqu'à la fin ? Je le voulais, je le désirais plus que tous tu sais mais ça aurait été égoïste de ma part. Je n'aurais pas pu te voir t'anéantir un peu plus chaque jours alors que je marchais aux côtés de ma mort.
J'ai pensé à toi tous les jours tu sais. A ton sourire, à tes regards, à ton corps, à ta voix que j'aime tant. Douce et grave. Et aussi à ces deux fois où on à fait l'amour.
Je n'avais jamais ressentis autant d'amour auparavant, c'était tellement merveilleux, tellement magique.
Je t'aime. Je t'aime au-delà de la raison Tom. Je t'en pris n'en doute pas, n'en doute jamais.
J'aurais aimé qu'il y ait d'autre fois. J'aurais aimé vivre mon futur avec toi, dans tes bras. Te faire l'amour des heures entières, parlé de nos projets, de ce qu'on aurait fait. J'aurais voulus vivre nos moments de bonheur, nos fous rires, nos disputes, nos larmes et nos réconciliations.
J'aurais donné ma vie pour ça...
C'est étrange comme cette phrase sonne juste. Je t'ai donné ma vie Tom, depuis le jour où je t'ai vu jusqu'à ce jour où mes yeux se sont fermés pour l'éternité.
Je t'appartiens quoi qu'il arrive et mon c½ur, même s'il à cesser de battre, n'a vécu que pour toi.


Mes yeux parcourent les mots et j'ai l'impression d'entendre Bill me les dire. Malgré moi je souris tristement.

Il y à cinq moi je t'ai demandé de me faire une promesse et je suis sûr que tu ne l'as pas tenue, que tu as tout retourné pour essayer de me retrouver. Tu vois je te connaissais bien finalement...
Peu importe maintenant de toute façon, j'aurais fais pareil si la situation avait été inversées mais aujourd'hui je vais encore te demander de me promettre quelque chose et cette fois je veux que tu la tiennes d'accord ?

Je hoche la tête comme s'il pouvait me voir.


Continue d'y croire mon Amour. Continue de vivre et de sourire pour moi. Tu dois être fort, tu dois te relever et faire face à la vie.
Fais le pour moi je t'en pris, fais le pour nous. Pour le nous qui n'a jamais pu exister mais qui vivra à jamais dans mon esprit.
Je veux que tu aimes de nouveaux, que tu fasses l'amour comme tu me l'as fais à moi. Avec autant de passion, d'envie et d'Amour. C'était beau, c'était tellement beau. C'était toi Tom.
Tu mérites de vivre une belle histoire, tu mérites d'être aimé au moins autant que moi je t'aime. Je ne dis pas plus, c'est impossible.
Moi je t'aimerais à jamais et me souviendrais de toi où que je sois jusqu'à ce que tu viennes me rejoindre mais je t'en prie Tom, ne fais pas de moi ton fardeau.
Aime moi, souviens toi de moi et puis attend de me retrouvé chez les Anges mais s'il te plait apprend à aimer de nouveau.
Tu devras être fort Tom, la chose la plus dure dans ce monde, c'est d'y vivre tu sais. Sois courageux. Vis. Pour moi mon Ange...
Tu verras à quelle point la vie peut-être belle quand on se donne la peine de la creusée un peu.
Je veux que tu vives la vie que je n'aurais jamais. Je te le demande, s'il te plait promets le moi mon C½ur.


Je sanglote et lâche un « je te le promets » étouffée de larmes et de douleur. La lettre arrive à sa fin et je n'ai pas envie de la continuer. Je ne veux pas que tout ça soit finit, qu'il m'abandonne, que je sois seul. Sans lui.

Je ne t'abandonne pas Amour. Je suis là. Je serais toujours là, près de toi, même si tu ne peux pas me voir. Je veille sur toi. Je te le promets. Tu vois moi aussi je te fais une promesse.
Tu vas me manqué tu sais, horriblement, mais je t'attendrais et un jour tu verras on se retrouvera.
Je dois te laisser mon Amour, je n'arrive plus à écrire mes forces me quittent.
Je crois que maintenant il est temps de te dire ce que je n'ai pas réussis à dire ce matin là.
Adieu mon Ange...

Je t'aime.
A toi pour l'éternité.
Bill.


La lettre tombe doucement sur le sol alors que mes joues se remplissent de larmes. Je voudrais crier, hurler de rage et de chagrin mais rien ne sort. Je suis mort. Je suis mort en même temps que lui. Mes membres sont engourdis et je n'arrive plus à bouger. Je fixe le vide désespérément essayant d'y trouvé un quelconque réconfort mais rien. Il n'y à plus rien à présent. Plus rien hormis ma douleur.

Bill est mort.

Ses mots raisonnent dans ma tête, dans mon c½ur. Je ne le sens plus d'ailleurs, c'est comme s'il avait été arraché hors de mon corps. Je continue à vivre mais je ne ressens plus rien. C'est atroce comme ça fait mal.

Le vibreur de mon portable se fait entendre. Je l'attrape dans ma poche de veste tel un pantin sans vie. « Numéro inconnu ». Sans vraiment savoir pourquoi je le fais coulissé et le porte à mon oreille.

-Allo ?
J'entends des sanglots, même plus, des pleures à l'autre bout du fil.
-T...Tom ?
C'est une voix de femme, pas d'adolescente, de femme. Et j'ai l'impression de l'avoir déjà entendus.
-Oui. Je réponds calmement.
-C'est... Simone. La mère de Bill.
Mon c½ur manque un battement.
-Tu as reçu la lettre ? Demande-t-elle sans cesser de sangloter.
Je hoche la tête avant de me rappeler qu'elle ne peut pas me voir.
-Oui. Je viens de la lire. Je réplique d'un ton horriblement neutre.
-Il... Il n'est pas... Je te l'ai envoyé maintenant parce que... Parce qu'il... Il faut qu'il te voie avant de partir Tom. Il... t'aime tellement...
Sa phrase meurt dans un sanglot et je l'entends renifler avant de se moucher. Je sens mon c½ur repartir. Voir Bill ? Mes émotions reviennent aux galops.
-Mais il... Je... Lui est promis de...
-PEU IMPORTE ! S'emporte-t-elle en pleurant. Je t'en pris, je veux le voir sourire encore une fois avant que...
Elle s'arrête de nouveau pour pleurer.
-Je sais qu'il veut te voir. Il le dit en dormant. Il à besoin de toi, c'est bientôt... Finis. Je t'en pris, viens.
Je me mets à pleurer à mon tour lui faisant entendre mes sanglots.
-Où est-il ?
Elle me donne l'endroit et les coordonnés de l'hôpital dans lequel il est. Berlin. Depuis tout ce temps il était si proche de moi.
-J'y serais dans 1 heure. Je dis rapidement.
-Je t'attendrais dans le hall. Fais vite je t'en pris, ce n'est plus qu'une question d'heure.
Sa voix transpire le désespoir et je ne peux m'empêché de pleuré plus fort en l'entendant prononcé ses mots. J'affirme que je me dépêcherais et m'apprête à raccrocher :
-TOM ?
-Oui ? Dis-je précipitamment.
-Merci.

Je souris malgré moi et raccroche après lui avoir répété que je me dépêché. Je reste immobile pendant quelques secondes le regard dans le vide. J'ai tellement envie de le voir mais en même temps tellement peur. Aurais-je le courage de lui dire Adieu ?


[ Ellipse Temporelle ]

Je suis devant l'hôpital. La façade blanche beaucoup trop grande me fais frissonné. Je m'avance doucement ayant l'impression de marché vers ma propre mort. Mes doigts tremblent sur la poignée en métal et je tire doucement la porte vers moi. Le hall est désert à l'exception d'une femme. Je la reconnais immédiatement. C'est la mère de Bill.
Je ne l'ai vu qu'une fois mais je l'aurais reconnus au milieu de milliers de gens. Bill lui ressemble tellement.

Je m'approche d'elle doucement. Elle fais des allers-retours et regarde sa montre régulièrement. Mes pas sur le sol attirent son attention et elle tourne les yeux vers moi. Ils sont rouge et souffrent encore des larmes qu'elle à verser. Elle me fait un faible sourire et je lui réponds.

Elle comble le vide qui nous sépare et me prends dans ses bras. Je reste d'abords surpris et puis mes bras se referment sur elle mécaniquement. Je la serre fort, très fort et je me mets à pleurer. Elle pleure aussi. C'est paradoxale mais ça fais un bien fou de pleurer dans les bras de quelqu'un qui ressent la même douleur que vous.

On reste quelques minutes dans les bras l'un de l'autre et puis elle se recule doucement, renifle et essuie ses larmes.

-Merci d'être venus. Chuchote-t-elle en regardant le sol.

Comment lui dire que je n'attendais que ça depuis des mois, le revoir. Je me contente de lui sourire doucement, un sourire triste.

-Viens. Chuchote-t-elle de nouveau.

Elle se dirige vers les ascenseurs et je la suis sans rien dire. Mon c½ur frappe avec force contre ma cage thoracique, j'ai l'impression qu'il va remonté dans ma gorge d'un moment à l'autre. Et si Bill me rejeter ? S'il me demander de partir ?
Je regarde nerveusement les étages qui défilent. Lorsque le quatrième apparaît et que les portes s'ouvrent je me sens pris d'un haut le c½ur. J'ai terriblement peur.

Je sors mais reste immobile face aux portes battantes.

-Tom ? M'appelle la mère de Bill surprise.

Je sursaute un peu et lui jette un regard paniqué. Elle s'approche et prend mon visage en coupe. Ses mains sont douces.

-Ca va aller. Calme toi. Murmure-t-elle d'un ton maternelle.
-Je... J'ai peur et s'il ne voulait pas me voir ? Et s'il me hurler de partir ? Je n'arriverais pas à le supporter ! Je lâche dans un sanglot.
Elle me force à la regarder.
-Il ne te rejettera pas, je te le promets. Il t'aime à en mourir Tom.

Je renifle et souffle un grand coup avant de m'engager dans le couloir à sa suite. Les portes défilent, toutes pareilles, toutes froide et sans vie. Comme ce lieu dans lequel Bill est entrain de mourir.

-Vas-y entre, je te suis. Dit-elle en faisant un signe de tête.

Je déglutis difficilement et prend la poignée dans ma main. Je reste immobile dessus et puis ouvre doucement la porte en fermant les yeux. Un vague courant d'air me balaye le visage et lorsque mes yeux s'ouvrent je tombe sur une pièce blanche. Froide et déjà morte. Une faible lumière éclaire la pièce et au chevet de Bill, son père qui lui tiens la main.

Ils ne m'ont pas encore vu et je n'ose pas avancer pour me montrer. Je sens qu'on exerce une légère pression dans mon dos, la mère de Bill. Elle me pousse à l'intérieur et referme la porte après elle.
Le bruit attire leur attention. Le père de Bill se retourne vers moi et me sourit doucement, me remerciant lui aussi d'être là. Puis il se pousse et je peux enfin le voir.

MUSIC

Ses yeux sont clos mais sa poitrine monte et descend lentement signe qu'il vit encore. Il est toujours aussi beau. Ses cheveux noirs contrastent avec le blanc des draps. Son visage bien que plus creusé, extrêmement pâle et marqué par les cernes est toujours aussi doux et angélique.

Je n'arrive pas à enlever mes yeux de son visage. Je m'approche doucement en souriant. Mes lèvres s'étirent d'elles même, c'est tellement bon de le revoir. Le père de Bill se lève et je m'assois à sa place.

J'hésite quelques secondes et puis attrape la main de mon Ange dans la mienne. Sa peau est froide, horriblement froide comme déserté de toute vie. J'emprisonne sa main entre les miennes essayant de lui transmettre un peu de ma chaleur.

Ses doigts bougent doucement entre les miens, mon c½ur bat à tout rompre alors qu'il ouvre les yeux. Ils sont rouges et fatigués, usés et affaiblis par la maladie et pourtant il n'a jamais été si beau qu'à cet instant.

-Tom ? M'interroge-t-il d'une voix très faible.

Je me penche vers son lit et caresse son front alors que je fonds en larmes.

-Oh mon Amour... C'est si bon de te voir.

Mes lèvres se posent sur son front tendrement et je ferme les yeux très fort en pensant que c'est une des dernières fois que j'ai ce geste envers lui. Je renifle et le regarde en souriant alors que mes yeux sont souillaient de larmes.

-Je savais que tu viendrais. Je voulais tellement te revoir une dernière fois. Il tourne les yeux vers sa mère. Merci. Dit-il simplement comprenant que si je suis là c'est grâce à elle.

Elle lui sourit à travers ses larmes et son mari resserre son étreinte autour de ses épaules. Tout les deux pleurent comme jamais. Je reporte mon attention sur Bill, il ferme les yeux et sourit doucement.

-Tu m'as tellement manqués Tom.
-Toi aussi. Je lui réponds en descendant ma main sur son visage pour en redessiner les contours tendrement.

Il soupire d'aise et laisse tombant sa joue dans ma paume.

-Si j'en avais la force je te ferais l'Amour, là, tout de suite. Lâche-t-il en me regardant profondément.
Mon c½ur s'emballe et je souris en sanglotant.
-Je t'aime tellement Bill. Tellement...
Je me sens impuissant. Je suis impuissant. Il est entrain de mourir près de moi, chaque seconde le rapproche un peu plus des étoiles, et je ne peux rien faire. Rien à part lui dire combien je l'aime.

-Serre moi fort s'il te plait. Dit-il dans un souffle.

Je me penche un peu vers lui et entoure son petit corps de mes bras en le relevant un peu. Il semble si faible, si fragile dans mes bras. Une statut de verre qui va bientôt se brisée. Il ne bouge pas et je sais que c'est uniquement parce qu'il n'en à pas la force. Je me recule un peu de lui et place nos visages l'un en face de l'autre.

-Embrasse moi.

Je le fais. Je l'embrasse tendrement, délicatement, mes lèvres redessinent les siennes. Je sens sa langue passer entre ses lèvres et sans réfléchir j'ouvre la bouche. Je l'embrasse pour la dernière fois je le sais... Il utilise ce qui lui reste de force pour notre dernier baiser. Notre dernier moment d'amour.

Je pleure dans ce baiser, j'aimerais que jamais il ne s'arrête. Je caresse sa langue de la mienne une dernière fois et puis me recule doucement pour le rallonger en douceur.
Ses yeux sont fermés, il n'a plus la force de les ouvrir ou peut-être plus l'envie ?
Je reprends sa main et pose mes lèvres dessus à plusieurs reprises. Il me serre doucement et un sourire naît sur son visage.

-Tom. Allonge toi près de moi.

Je regarde ses parents, ils me font signe que je peux le faire. Alors je me hisse doucement sur le lit et m'allonge près de lui précautionneusement faisant attention à mes gestes.

-Maintenant serre moi, serre moi fort et attends avec moi que tout soit finit.

Je m'exécute en pleurant plus fort, plus bruyamment. Je le tourne vers moi et serre son corps dans mes bras, il se niche contre mon torse et j'embrasse son front sans arrêt en lui murmurant des « je t'aime » sans fin.
Je sens son corps se soulevé un peu plus fort et je l'entends sangloté.

-J'ai peur Tom. Je ne veux pas mourir... J'ai tellement peur.
Je ferme les yeux très fort, mes larmes tombent dans ses cheveux et je réponds en reprenant mon souffle :
-Ca va aller mon Ange. Je suis là. Je t'aime...
-Ca fais mal tu crois ?
-Non. Non Bill, c'est juste très étrange.

En réalité je n'en ai pas la moindre idée mais peu importe. Je le rassure comme je peux. Je ne veux pas qu'il parte, je me mets à trembler contre lui et mon ventre se crispe dans des sanglots que je n'arrive pas à contrôler.

-Je n'ai plus mal Tom. Je ressens plus rien, c'est bizarre. J'ai l'impression que mon corps flotte dans les airs. J'arrive à peine à sentir tes bras autour de moi. Je crois que... Je m'en vais.

Je le serre plus fort et colle sa tête contre mon torse, posant mon menton sur le haut de son crâne.

-Pars en paix mon Ange. Tout vas bien, je suis là, je veille sur toi.
-Tu es la plus belle chose qui me soit arrivé Tom. Je t'aime.
-Moi aussi Bill... Ma voix se casse et part dans les aigue, brisée par un sanglot.
-Adieu Tom, Adieu mon Ange... Je crois que c'est l'heure.

Son corps est pris d'une petite convulsion et il se raidit contre moi brusquement pour retombé mollement contre mon corps.

-Bill ?
-...
-Bill?
-...
-BILL ! Je hurle littéralement en explosant en sanglots.

Aucune réponse ne me parvient et plus aucune ne me parviendra jamais. Il vient de s'éteindre. Il est partit rejoindre les Anges.
J'explose en sanglots et serre son corps contre moi en hurlant de toutes mes forces. Je me balance d'avant en arrière avec lui et regarde le plafond en sanglotant misérablement.

Je reste allongé près de lui, serrant son corps sans vie contre le mien. Pleurant, implorant, essayant de me rendre à cette horrible réalité :

Bill est mort.

« J'aurais aimé t'aimer, comme on aime le soleil
Te dire que le monde est beau.
Et que c'est beau d'aimer.
J'aurais aimé t'écrire
Le plus beau des poèmes
Et construire un empire
Juste pour ton sourire
Devenir le soleil
Pour sécher tes sanglots
Et faire battre le ciel
Pour un futur plus beau... »

Je m'accroche à lui de toutes mes forces, je sens qu'on me tire vers l'arrière mais je refuse de le lâcher. Je cris, je hurle, je me débat de toute mes forces et pleure sans pouvoir me contrôlé. Des « je t'aime » sans fin s'échappent de mes lèvres sans que je ne les contrôle. J'ai mal. Tellement mal...

A bout de force je finis par me laisser tirer en arrière par le père de Bill alors que les médecins recouvrent Bill d'un drap blanc et l'emmène hors de la chambre.

-NON BILL !

Je fais un pas pour les en empêché mais le père de Bill me retient fermement par les bras et j'ai beau me débattre de toutes mes forces je n'arrive pas à me dégager de sa poigne.

-C'est finis Tom. Souffle-t-il dans un sanglot.

Mon corps se raidit, je m'immobilise. Mes jambes se mettent à trembler et je perds l'équilibre. Les parents de Bill me retiennent et je m'effondre en pleurant dans leurs bras.
Je tombe à genoux avec la mère de Bill et je m'accroche à ses vêtements de toutes mes forces pleurant que c'est injuste, qu'il n'avait pas le droit, que je l'aime... Plus rien n'est cohérent. J'ai si mal. Le père de Bill s'accroupis près de nous pour nous enlacer tout les deux et nos sanglots raisonnent dans la pièce sans vie.

[ Ellipse temporelle ]

Deux semaines se sont écoulées. Je les ai passés chez les parents de Bill. Ils m'ont proposé de rester avec eux un peu et je dois dire que j'en avais vraiment besoin. J'ai dormis dans la chambre de Bill, dans son odeur. J'ai pleuré toutes les larmes que mon corps pouvait contenir entre ses draps, j'ai maudit, j'ai souffert et j'ai imploré mais rien de ce que je pouvais faire ne calmé ma douleur et mon chagrin.

Je vis tel un corps sans âme depuis deux semaines. En faite je ne vis pas, je survis. L'enterrement a eut lieu quelques jours après sa mort. Ses parents avaient déjà tout préparés. Je n'ai pas pu y aller, je n'en avais pas la force, je ne pouvais pas lui dire Adieu. Pas encore...


[...]



Fin flash back. MUSIC]


Un an s'est écoulé avant que je ne revienne te voir. Je n'en avais pas la force. La blessure était à vif, encore trop saignante et trop douloureuse pour que je n'arrive à en faire mon deuil.

J'avance vers toi mon Ange. Deux roses rouges à la main. Dernier signe de notre Amour. Plus que quelques pas et bientôt je pourrais te touché.
Elle est là. Fleurie et merveilleusement entretenue, une photo de toi gît sur la plaque de marbre. Tu souris dessus, tu étais beau quand tu souriais.

Je reste debout face à toi. Silencieux. Et puis, après quelques minutes enfin je m'accroupis et pose ma main sur la pierre froide sous laquelle tu gis.

-Bonjour Bill.

Mes doigts glissent doucement sur le marbre comme s'ils pouvaient te touchés à travers la pierre. Un sourire naît sur mes lèvres. Tu m'as manqué.
Je pose les deux roses entrelacées l'une à côté de l'autre au milieu de la tombe et puis m'assoit à même le sol, juste à côté de toi, les genoux repliés et les bras reposant dessus.

Le vent me caresse doucement le visage. C'est agréable. Je ferme les yeux et apprécie ta caresse, parce que oui je me plait à pensé que c'est sans doute toi qui sent ma présence.

-Pardon de ne pas être revenus avant Bill. Je commence d'une voix douce. Quand tu es mort dans mes bras ce soir là j'ai cru que ma vie aller s'arrêter en même temps que la tienne. Que la douleur si intense qui s'était installées sur mon c½ur aurait raison de moi et tu sais quoi ? J'ai, de nombreuse fois, voulus que ce soit le cas. Pendant des jours, des semaines, des mois j'ai voulus te rejoindre et quand j'étais près à le faire je relisais ta lettre, cette si belle lettre que tu m'as laissé avant de mourir. J'ai tellement pleuré dessus que maintenant ce n'est plus qu'un morceau de papier gribouillé d'encre noire mais je la connais par c½ur. Chaque mot. Chaque phrase. Je ne voulais plus continuer sans toi Bill, c'était... Tellement dur... Un sanglot coupe ma voix. C'est douloureux de s'en rappeler. Je renifle et ravale doucement mon chagrin en laissant cependant coulé mes larmes sur mes joues. Et puis j'ai bien dut continuer, puisque je n'étais pas assez fort pour me donner la mort et chaque jour était pire que le précédent. Tu étais là avec moi, partout, sans cesse et pourtant je ne pouvais pas te voir ni te toucher. Je dépérissais et rien ne pouvais ne pouvais guérir la plaie douloureuse que ta mort avait laisser sur mon c½ur.

Je m'arrête et essuie mes joues et puis souris de nouveau. Je te parle du passé mon Ange. Aujourd'hui. Aujourd'hui ça à changer. Aujourd'hui j'ai tenus ma promesses mon Ange.

-Tu te souviens dans ta lettre tu me demandais de retomber amoureux ? Je marque une pose, comme si tu pouvais me répondre. Au départ je me demandais comment tu voulais que je fasse étant donner que j'arrivais à peine à vivre alors aimer quelqu'un d'autre que toi. Et puis un jour je l'ai vu, je crois que ce jour là s'il n'était pas arrivé je serais dans tes bras aujourd'hui. Je ne le connaissais pas, je ne l'avais jamais vu à l'école et pourtant lui semblait me connaître puisqu'il m'a appelé par mon prénom.

Je m'arrête de nouveau en cherchant mes mots. En faite, je ne sais pas trop comment te dire tout ça. Comment te dire que les bras dans lesquels je me console ne sont plus les tiens ? Je baisse les yeux et renifle de nouveau essayant de retenir mes larmes.

-Il m'a empêché de sauté ce soir là et tout les soirs d'après aussi. Je l'ai rejeté au départ, je me fichais pas mal de l'aide qu'il me proposé, je me fichais pas mal de son Amour, parce que oui il était tombé amoureux de moi au fil des semaines et des mois qu'il à passé à me réconforté alors que chaque fois je le repousser. Je le détestais de m'aimer autant alors que moi tout ce que je voyais c'était toi et ton absence. Il te connaît tu sais, il te connaît par c½ur. Je n'avais que ton prénom à la bouche et il comprenait, il était patient et doux avec moi. D'ailleurs je ne le comprenais pas, comment pouvait-il aimer quelqu'un qui ne s'aimer plus lui-même ? Qui n'avait goût que pour la mort ?

Je m'arrête et regarde vers la grille du cimetière où une silhouette fine se dessine doucement. Je souris, j'aurais aimé te le présenté, je suis sûr que tu l'aurais adoré mais je ne peux pas. Je ne veux pas.

-Il s'appelle Gabriel, mon Ange. Il ne m'a jamais touché, jamais embrassé Bill. Je ne voulais pas, pas avant que je ne vienne te voir. J'ai appris à le connaître petit à petit et à accepter l'aide qu'il m'offrait. Il m'a fait remonté la pente doucement, je ne sais pas comment mais il à réussit à me faire sourire de nouveau. J'en ai pleuré tu sais. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps ce jour là, parce que je ne voulais pas connaître le bonheur sans toi, le seul endroit où je voulais sourire et rire de nouveau c'était tes bras. Il à compris et s'est juste contenté de me dire que où que tu sois tu riais toi aussi avec moi. Et pour la première fois j'ai fondus en larmes dans ses bras. Il m'a dit qu'il m'aimait. C'était bizarre que ce mot sorte d'une autre bouche que la tienne et pourtant mon c½ur s'est gonflé lorsque perdus dans mes larmes et ma douleur il les a prononcés.

Je me tourne vers toi de nouveau et caresse de la pulpe de mes doigts ta photo un peu usée par le temps.

-Aujourd'hui je l'aime moi aussi. Enfin je commence à l'aimer, à redécouvrir ce que c'est que l'amour et je ne me sens plus coupable parce que j'ai enfin compris Bill. J'ai compris que pour continuer à t'aimer je devais réapprendre l'Amour dans les bras de quelqu'un d'autre. Ne pas cesser de croire que l'Amour existe. Je t'aime toujours mon Ange, plus que tout et je sais qu'un jour je te retrouverais pour ne plus jamais te quitter mais en attendant je vais tâcher de te faire honneur en étant heureux pour toi. En vivant pour toi, pour la vie que tu n'as jamais eu.

Je pose ma main sur les deux roses rouges que je t'ai ramenées et caresse doucement les pétales puis descend sur les épines.

-C'est la première et dernière fois que je viendrais te voir mon Amour. Je sais que tu ne m'en tiendras pas rigueur et que tu comprendras. Aujourd'hui mon Ange je suis enfin prêt à recommencer.

Je me relève doucement et regarde une dernière fois la photo où tu me souris tendrement.

-A mon tour maintenant de te le dire. Adieu mon Ange.

Je souris à travers les larmes qui naissent dans mes yeux. Je sais que je prends la bonne décision. Je sais que pour continuer je dois marcher vers l'avenir et non ressassé le passé. Je sais que c'est ce que tu m'aurais demandé de faire Bill...
Un vent plus fort me fouette le visage et me pousse vers la grille pour sortir. Oui mon Ange, moi aussi je t'aime.

Je me retourne doucement, laissant derrière moi la douleur et le chagrin de ta disparition pour avancé vers une nouvelle vie dans laquelle tu auras ta place aussi Bill. Je ne t'oublierais pas, je ne t'oublierais jamais.
Tu continueras de vivre dans mon c½ur et dans quelques années on pourra vivre la vie dont on avait rêvés.

Je passe la grille et la referme lourdement après moi. Un dernier regard vers toi, un dernier sourire. Une main se pose sur mon épaule. Gabriel. Je me retourne doucement vers lui en souriant. Plus de larmes, juste du bonheur. Pour toi, pour lui, pour nous.

A très bientôt mon Ange. Je t'aime.


ENDE.


Alors alors? Z'avez aimer?
Dite moi toutes vos impressions !
Biouux les filles <3

# Posté le vendredi 27 juin 2008 18:42

...

...





OUI vous avez le droit de dire ENFIN. lol
Voici la suite de ma fic, désolée les filles hein vraiment mais j'étais un peu en galère ces derniers temps, j'étais prise sur des Lemon et OS et donc... j'ai pas pu trop écrire ma fic !
En tout cas un énorme merci pour vos commentaires sur mon OS, sérieusement je suis trop trop trop heureuse qu'il vous ai plu, vraiment, parce que... Ben... moi je l'aime pas trop et j'ai vraiment galéré à y écrire !
Donc MERCI <33.
En attendant, pour la suite de la fic y vas faloir me laisser un peu de temps parce que je l'écrit au fur à mesure et j'ai du mal avec les transitions d'idées XD !
En tout cas... il y aura DEUX nouveaux personnages clefs dans la fic, j'espère que vous aimerez.
ENORME biouuuux mes lectrices adorée...

en réponse à une demoiselle sur l'OS ou un LEmon je sais plus :$
OUI je suis sur le forum de nokaia (pseudo Angilyra) donc oui, ces écrits sont bien de moi =) !

Aller, suite...


*********************
POV Tom.

Bill et moi sommes dans mon lit, allongé l'un contre l'autre. Je le serre dans mes bras et caresse son dos de haut en bas lentement pour l'apaiser. Dans quelques minutes on sera séparés, dans quelques minutes il devra partir dans ce centre, cet hôpital et je ne pourrais pas lui rendre visite au début. Mon père me l'a déconseillé et après en avoir parlé avec lui, Bill aussi.

Il m'a dis qu'il refusait de me voir lorsqu'il serait en sérieux manque de drogue, qu'après je ne pourrais plus jamais le regarder pareil.
Je ne veux pas le quitter mais je respecte sa décision. Il va me manquer. Tellement me manquer...

Je retiens mes larmes, il faut que je sois fort pour lui.
Une des mes mains glissent dans ses cheveux et j'embrasse délicatement son front en fermant les yeux.

J'ai l'impression que c'est la dernière fois que je le vois, que je le touche, que je respire son odeur. J'ai peur. Peur qu'il m'oublie, peur de le perdre.
Je l'aime tellement. Je renifle et ravale mes larmes mais l'une d'elle s'échappe de mon ½il et meurt sur le visage de Bill.

Il relève les yeux doucement. J'essaye de tourner le regard pour ne pas qu'il me voit mais sa main m'attrape le menton et me force à le regarder.

-Arrête Tom. Souffle-t-il l'air blessé. Je ne mérite pas tes larmes tu sais.

Je glisse ma main sur mon visage et caresse sa joue de mon pouce doucement. Un sourire naît sur mes lèvres. Je rapproche mon visage du sien et pose mes lèvres sur les siennes.

-Je t'aime. Je me contente de lui dire.

-Les garçons, c'est l'heure ! Cris ma mère du bas de l'escalier.

Il me regarde paniqué et je resserre mon étreinte sur lui. Je le serre contre moi très fort essayant de lui prouver mon amour, de lui montrer que jamais je ne l'abandonnerais.
Je l'entends sangloter et je me recul pour prendre son visage en coupe puis pose lentement mes lèvres sur les siennes.

-Ca va aller mon C½ur, tu verras. Je chuchote me voulant rassurant.

Il hoche la tête, pose ses lèvres sur les miennes rapidement et se lève, m'invitant à faire de même rapidement. Il se dirige déjà vers la porte les yeux baissés et j'entends un petit sanglot traverser la barrière de ses lèvres.
-Bill ?
-Oui ?
-Il faut que... Qu'on se dise au revoir maintenant, c'est mon père qui nous conduit et il... Enfin ne sait pas qu'on est... Ensemble. Je dis un peu gêné en me mordillant la lèvre.

Je m'approche de lui pour l'enlacer et il s'accroche à moi de toutes ses forces en laissant libre cours à ses larmes. J'essaye de retenir les miennes et caresse ses cheveux tendrement.

-LES GARCONS ! Cris cette fois mon père impatient.

Je serre Bill un peu plus fort et après avoir reniflé lui réponds qu'on arrive tout de suite. Je profite une dernière fois de la chaleur de ses bras, embrasse son front doucement et puis attrape son visage en coupe pour l'embrasser amoureusement.

Le baiser reste en surface, je sais que si on l'approfondit je ne pourrais plus le quitter. On se sépare rapidement et j'attrape le sac avec les affaires de Bill puis on descend la mort dans l'âme.

Ma mère nous regarde attendris alors que mon père nous jette un regard soupçonneux. En même temps, Bill qui est en larme et moi à la limite il y a sans doute de quoi se poser des questions.
Mandy n'est pas là et à dire vrai il ne vaut mieux pas pour elle que je la vois pour l'instant, pas après ce qu'elle à fait à Bill hier.
Bill se tortille les doigts et se confonds en remerciement auprès de ma mère. Je la vois sourire attendrit, elle l'aime bien je le sais, je le sens. Tant mieux parce que je n'ai pas l'intention de l'abandonner un jour.

Elle laisse Bill galéré encore un peu et puis avec un sourire chaleureux elle lui ouvre les bras dans une étreinte maternelle. Bill reste d'abord les yeux grands ouverts et puis il passe ses mains dans son dos à son tour en fermant les yeux.

-Tu seras toujours le bienvenu ici Bill, Dit-elle en se reculant. Prends bien soin de toi, tout ira bien.
-Merci pour tout. Murmure-t-il la voix chargée de sanglots.

-Aller, il ne faut plus trainer les garçons, on nous attend dans moins d'une heure et on à un peu de route à faire. Coupe mon père en tapant dans ses mains.

J'embrasse ma mère rapidement, prends le sac de Bill et on sort tout les trois vers la voiture. J'aimerais lui prendre la main mais je ne préfère pas prendre le risque. Je me mords la lèvre et prends une grande respiration pour me contrôlé.

On s'installe dans la Cadillac à l'arrière tout les deux pendant que mon père prend place devant et démarre rapidement. Le trajet est silencieux, je regarde Bill régulièrement alors que lui préfère fixer son regard par la fenêtre. Sa main est posées au milieu de la banquette, je la regarde un moment puis jette un coup d'½il à mon père qui semble trop concentré sur la route pour faire attention à nous et puis doucement je pose ma main sur la sienne.
Il se retourne vers moi un peu brusquement, je lui souris et enlace nos doigts. Il répond à mon sourire et caresse le dessus de ma main avec son pouce.

On arrive bientôt au centre, beaucoup trop rapidement à mon goût. De grandes grilles blanches entourent un énorme bâtiment tout aussi blanc. Mon père se gare et je suis obligé de lâcher la main de Bill. On sort, je prends son sac et on se dirige les yeux baissés vers le bâtiment où Bill passera ses prochains mois.

L'endroit paraît vide et sans vie, je n'aime pas l'idée de laissé Bill seul ici mais j'imagine qu'il y sera mieux que chez moi, il recevra les soins que je ne peux pas lui apporter.
Un médecin nous attend à la porte d'entré. Grand, relativement musclé, les cheveux et yeux brun.

-Ah ! Vous voilà ! S'exclame-t-il souriant. Bonjour Max ! Continue-t-il en serrant la main de mon père. Tu dois être Tom ! poursuit-il en me regardant.

J'acquiesce et serre la main qu'il me tend et puis il se tourne vers Bill avec un sourire bienveillant.

-Et le jeune homme doit être Bill ! Dit-il en se tournant enfin vers Bill qui à les yeux baissés. Il hoche la tête de haut en bas l'air gêné.

-Bien, suivez-moi. Max j'ai quelques papiers à te faire signer et Bill je vais t'emmener dans ta chambre.

On le suit jusque dans son bureau. Mon père et lui échange quelques paroles et puis s'en suit les signatures des papiers, chèques ...
Bill s'enfonce dans sa chaise et n'ose pas relever les yeux. Il est mal à l'aise que mon père paye tout ça pour lui je pense. Il ne devrait pas, s'il le fait c'est parce qu'il sait que je ne pourrais pas vivre sans Bill et que quoi qu'il fasse je ferais tout pour l'aider.

Le médecin explique rapidement à Bill le règlement des lieux. Il n'est pas très dur d'ailleurs, pas de sortie hors de l'hôpital seul, pas de sortie la nuit, pas de visite après 21heures. Il ne lui explique pas comment il va faire pour le « soigner » et j'imagine qu'il attend que nous soyons partis pour parlé personnellement avec Bill.

Je suis debout derrière la chaise de Bill et je crève d'envie de le prendre sur mes genoux et de le serrer fort contre moi pour le rassurer. Il est mort de trouille je le vois et ça m'énerve de ne rien pouvoir faire.

-Bien. S'exclame le médecin en tapant dans ses mains. Je crois que tout est Ok, Bill tu me suis, je vais te montré ta chambre et ta future maison pour les prochains mois à venir. Max et Tom vous pouvez nous suivre un moment mais une fois dans le couloir des chambres il faudra vous séparer.

Bill me lance un regard paniqué et je lui fais un signe de tête assurée pour lui montrer que tout ira bien.
Le médecin et mon père prenne la tête et Bill et moi on les suit les yeux baissés. Mon c½ur se serre d'avantage à chaque nouveau pas. Je ne veux pas le quitter, je ne veux pas qu'il m'oublie, je ne veux pas le laisser seul ici. Je sais que c'est pour son bien et j'agis égoïstement en voulant le garder à la maison où il n'aura pas les soins nécessaire mais je l'aime tellement, j'ai tellement peur qu'il lui arrive malheur.

-Bien, je vais vous demandez de vous quitter ici. Annonce le médecin en s'arrêtant à l'angle d'un couloir d'où s'échappe des cris pour le moins étrange.

Bill lève les yeux et me regarde paniqué une fois de plus, sa respiration s'accélère et je vois ses yeux se remplir de larmes. Mon père pose sa main sur l'épaule de mon Ange et la presse doucement pour lui montré qu'il est avec lui.

-Ca va aller mon garçon. Tom reviendra te voir dans quelques mois, je te le promets ! Assure-t-il en frottant son dos dans un mouvement de va-et-vient apaisant.

Bill secoue la tête frénétiquement et bredouille un « merci » étouffé puis il se tourne vers moi lentement, son regard reflétant tout sa détresse et sa peur.
Je me mords la lèvre. J'en crève de ne pas pouvoir le prendre dans mes bras et de l'embrasser mais il faut qu'on joue le jeu devant mon père. Je déglutis et fait un sourire forcé me retenant de pleuré à mon tour.

Il ramasse son sac et ne s'approche même pas de moi. C'est mieux et je le sais, s'il me touche de quelques manières que ce soit je vais craquer. Je le suis des yeux alors qu'il s'avance doucement la tête baissés derrière le médecin.

Mon c½ur est sur le point de se décroché de ma poitrine, ma respiration est erratique et irrégulière, des larmes me brûlent les yeux. Je le vois s'avancer dans ce couloir blanc et sans vie et j'ai l'impression qu'une partie de moi part avec lui. Je ne veux pas, je l'aime tellement, je l'aime à en mourir.

Je n'arrive pas à retenir un sanglot alors qu'il s'éloigne de plus en plus.

-Vas-y. Déclare mon père avec une voix douce.
Je me retourne vers lui surpris.
-Ca crève les yeux que tu l'aimes à mourir, je n'ai rien contre mon garçon, peu m'importe tant que tu es heureux. Dépêche-toi d'aller le prendre dans tes bras !

Mes yeux s'illuminent et je lui sourit, un sourire qui veut dire « merci » et puis m'engage dans le couloir en courant.

-Bill ! J'appelle en courant le plus vite possible.

Ils s'arrêtent et lorsque je suis enfin en face de lui je me jette dans ses bras en pleurant. Il se niche directement contre mon torse et serre ses mains dans mon dos.
Je lâche mes larmes à mon tour et serre ses cheveux dans une étreinte possessive.

-J'ai peur Tom. Murmure-t-il contre moi.

Je me recule un peu pour prendre son visage dans mes paumes. Nos yeux se rencontrent pour ne plus se lâcher.

-Je suis là mon Ange, je serais toujours là. Je te promets de venir te voir dans deux mois. Soit fort bébé, je sais que tu l'es et que t'en sortiras. Pour toi, pour moi...
-Pour nous. Conclut-il avec un petit sourire. Tu ne m'oublieras pas Tom ? Demande-t-il avec une voix d'enfant.

Je pose mes lèvres sur les siennes un peu brutalement et l'embrasse à en perdre haleine. Je ne sais pas combien de temps dur notre baiser mais peu importe, quand je suis près de lui, dans ses bras c'est comme si le temps était arrêté. Il y à juste lui et moi et tout le reste n'a plus aucune importance.

On se sépare à bout de souffle et nos fronts se posent l'un contre l'autre.

-Je t'aime Bill, je t'aime comme je n'ai jamais aimé. Je ne t'oublierais pas, ça m'est tout simplement impossible. Prends bien soin de toi mon c½ur, on se revoit très bientôt.

Il hoche la tête et on se sépare pour de bon cette fois. Il reprend son sac, je dépose un dernier baiser sur ses lèvres et puis on se retourne pour partir à l'opposé du couloir.
On se retourne toute les deux secondes afin de se regarder le plus possible, de retarder notre séparation. Je reste immobile, face à lui et le regarde tourné à l'angle du couloir.

Une main sur pose sur mon épaule. Je sais que c'est mon père. Je me retourne vers lui doucement les yeux inondés de larmes. Il m'attire dans ses grands bras et je m'y réfugie comme un enfant, en pleurant.

-Courage Tom. Dans deux mois tu pourras revenir le voir. Je viendrais régulièrement voir si tout ce passe bien pour lui. Toi il vaut mieux que tu ne le vois pas en état de manque tu sais.
-Je sais papa.

Il me frotte le dos énergiquement pour me donner du courage et se recule.
-Aller on rentre.

Je hoche la tête et prends la direction de la sortie avec lui. Une fois dans la voiture je regarde une dernière fois le grand bâtiment blanc dans lequel Bill va se soigner. Je ne peux m'empêché de frissonner. Faite que tout ce passe bien.
Mon père démarre et bientôt tout ce que je vois c'est les arbres sur le côté de la chaussées.

...


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Bon, il ne se passe pas grand chose dans ce chapitre qui sert surtout de transition pour la deuxième partie de la fic.
J'espère que je suis pas trop rouillé keu même...
Donnez moi vos impressions.
Biouuuuuuuuuuuuuuuux les filles <333333"






# Posté le vendredi 04 juillet 2008 15:46

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Hey hey, voici la suite les filles. Avec la présentation des deux nouveaux personnages.
Il ne s'y passe pas grand chose encore mais d'ici le prochain chapitre ça devrait bouger de nouveau =) !
Dite moi ce que vous en pensez parce que là j'ai de plus en plus de mal à l'écrire cette fic :S !
Biouuuux <3


************************************


[Ellipse temporelle de 2mois.]


Je fais les cents pas dans ma chambre depuis au moins une heure. J'en peux plus, dans 10 minutes je dois retourner au centre voir Bill. Deux mois, deux putains de mois que je ne l'ai pas vu, je devrais m'en réjouir et pourtant là je suis mort de trouille.
Oui j'ai peur. Peur du Bill que je vais retrouver. Et s'il m'avait oublié ? Et s'il avait décidé de passer à autre chose ?
Mon père est allé le voir régulièrement et il me disait toujours que Bill demander de mes nouvelles mais malgré ça je ne peux m'empêché d'avoir peur.
J'essaye de calmé les battements de mon c½ur mais ça semble peine perdus, plus les minutes passent plus il se déchaine. Mes mains sont moites et je souffle régulièrement pour reprendre une respiration normale.

-TOM ! C'EST L'HEURE !

C'est mon père qui vient de crier. Je me fige quelques secondes et puis attrape mon portable sur le lit pour courir dans les escaliers.
Je saute sur le palier et voit mon père clefs en mains, prêt à partir. Je souris et fais semblant de rien. Je tourne les yeux pour tomber sur ma s½ur, accoudé à la porte de la cuisine.
Elle s'est excusé une bonne centaine de fois pour ce qui s'est passé avec Bill dans la salle de bain, je l'ai pardonné. Elle reste ma s½ur malgré son caractère et sa façon d'agir. Elle m'a promis de faire ses excuses à Bill dès qu'elle le verra. Je la crois. On verra. Elle me regarde avec un sourire bienveillant, je lui réponds et sors à la suite de mon père.

[...]

Nous sommes devant la porte du centre. Je me mords la lèvre nerveusement, je stresse de plus en plus. Mon père entre et je le suis les yeux baissés.
Il sait où est là chambre de Bill puisqu'il venait le voir régulièrement. Il me laisse devant le numéro 483 et me dis qu'il va aller parlé a son ami.
Je m'avance pour frapper mais je me stoppe et souffle un grand coup. Et s'il ne voulait plus me voir ? On verra.
Je prends mon courage à deux mains et frappe. Quelques secondes et puis un « entré » lancé de l'intérieur me fais pousser la porte lentement.
Il est là, dos à moi. Ses mèches blanches on disparut, il s'est lissé les cheveux, ma coiffure préférée. Il est habillé tout de noir et porte par-dessus son pull des bretelles en chaîne grises. Il est magnifique.

Je n'ose pas avancé. Je reste debout comme un con à attendre une quelconque réaction de sa part alors que je n'ai qu'une envie c'est de le serrer dans mes bras.
Il se retourne lentement, le sourire aux lèvres. Il s'est maquiller, ça fait un moment que je ne l'avais pas vu avec son maquillage. Ses cernes ont disparus. Il est beau.

-Salut. Dit-il doucement en souriant.
-Salut. Je réponds simplement.

On reste immobile à se regarder. On à l'air totalement stupide au passage. J'imagine qu'on ne sait pas comment réagir ni l'un ni l'autre. Je me mords la lèvre nerveusement et baisse les yeux. Son regard est trop perçant, trop intense. Je sens mon c½ur tambouriner comme un malade dans ma poitrine, s'en ai presque douloureux. Je l'entends bouger dans la pièce, ses santiags raisonnent sur le carrelage.

Je lève les yeux lentement pour rencontré les siens. Nos yeux sont identiques j'ai l'impression, tout les deux noisettes et en amande.
Je me met à respirer plus fort, il l'entends et sourit plus largement avant de fondre dans mes bras.

-Oh Tom. Tu m'as tellement manqué. Murmure-t-il en me serrant contre lui.
Je ferme les yeux et passe mes mains dans son dos en soupirant franchement, respiration la douce odeur de parfum qui se dégage de lui. Mon visage plonge dans son cou et je sens mon c½ur battre très fort contre le sien. Je me sens revivre. Il va bien, il ne m'a pas oublié.

-Je t'aime. Je chuchote doucement contre sa peau avant de déposer doucement mes lèvres dans son cou.

Il se recule un peu pour mettre nos visages face à face. Mes mains se posent sur ses joues comme pour vérifié que c'est bien lui. Je retrace les courbes de son visage lentement et il ferme les yeux en soupirant d'aise.

- Embrasse-moi s'il te plaît. Murmure-t-il en soufflant légèrement sur mon visage.

Je pose mon index sur ses lèvres, les redessine et puis doucement approche mon visage du sien pour l'embrasser délicatement avec amour. Mon dieu oui je l'aime à mourir. Il penche la tête sur le côté et fait se rencontré nos langues rapidement. Un baiser pressant, passionné, trop longtemps attendus.

Il passe ses bras autour de mon cou et une de ses mains attrape ma nuque pour me coller plus fortement à lui. Nos corps s'emboitent directement comme s'ils avaient été créés juste pour ça.

Nos mains s'activent sur le corps de l'autre. Celle de Bill passent sous mon T-shirt alors que les miennes empoigne ses fesses pour se faire rencontré nos bassins.

-Ca m'a manqué tout ça. Dit-il en se détachant de mes lèvres. Tes lèvres, tes mains qui me touchent, ta chaleur, tes soupirs, tes gémissements... J'ai envie que... J'ai envie de toi, maintenant.

Il capture mes lèvres de nouveau et à contre c½ur je le repousse. Il me regarde sans comprendre.

-Moi aussi Bill j'ai envie mais... Pas maintenant, on s'est séparés deux mois, j'aimerais que... Je ne sais pas que tu me racontes ce qui s'est passés pour toi ici, comment tu vas, si tu as rencontrés des gens.

Il me lâche complètement et part s'asseoir sur le lit les yeux baissés. Je crois que je n'aurais pas dut lui demander tout ça mais j'ai tellement eu l'impression de l'abandonner pendant tout ce temps que je veux tout savoir.
Je vais m'asseoir près de lui et n'ose pas lui prendre la main. Je soupire.

-Bill je... Je ne voulais pas tout casser mais... Tu comprends j'ai eu tellement peur pendant ces deux mois, à chaque minutes, chaque secondes je te voyais seul ici et ça me bouffé de jours en jours de ne pas pouvoir te voir. Je veux juste... Savoir ce qui s'est passé.

Il à toujours les yeux baissés et je vois une larme coulait sur ses mains qu'ils à jointent sur ses cuisses.

-Oh Bill non, mon Ange... Je suis désolé. Pardon. Je le prends dans mes bras et il se laisse aller à pleuré librement.
Il se niche dans mon cou et ses bras passent autour de ma taille. Je le berce lentement et me morfond en excuse, je ne voulais pas lui rappeler toutes ses choses, j'ai été égoïstement sur ce coup là.

-Tu veux savoir Tom ? Il n'y à rien à savoir. J'ai fais des crises de manque, de plus en plus grave. C'était dur, horrible, atroce. Chaque jours je n'avais qu'une envie c'était me jeter par la fenêtre. J'ai dut dormir attachés avec des lanières de cuir, j'ai pleuré, j'ai hurlé, j'ai vomis. J'ai perdus du poids le premier mois, énormément. C'était un calvaire, un vrai calvaire. Je suis content que tu ne m'ais pas vu comme ça, j'en serais mort de honte. Depuis quelques temps ça va mieux, j'arrive à m'en passé mais parfois je refais des crises lorsque je suis triste, en colère ou énervé.

Je me mords la lèvre encore nerveusement à la suite de son récit. Je m'en veux tellement de le faire se rappelé de tout ça.
J'attrape son visage et dépose un baiser sur ses lèvres rapidement.

-Pardon mon Amour. Je suis désolé.
-C'est pas grave. J'aimerais que... Qu'on ne parle plus de ça, ça fait parti du passé, s'il te plaît.

Je hoche la tête et souris doucement.

-Pardon Bébé, pardon. Je répète encore une fois.

Je m'approche doucement de ses lèvres et au moment où j'allais les touchées on frappe à la porte. Je sursaute violemment et resserre Bill contre moi dans une étreinte protectrice. Il sourit doucement et caresse mon dos doucement.

-Entrez ! S'exclame-t-il en essuyant rapidement ses larmes.

La porte s'ouvre alors sur un homme en blouse blanche, enfin un jeune garçon plutôt. 24 ans à tout casser. Il est plutôt petit, les cheveux châtain et un sourire bienveillant sur le visage. Il est infirmier j'imagine puisqu'il tient en main un bloc-notes et son nom est accroché sur un badge à la poche de sa blouse.

Bill s'éloigne un peu de moi et sourit au nouvel arrivant.

-Bonjour Gustav ! S'exclame-t-il l'air joyeux.

J'en serais presque jaloux mais le Gustav en question à l'air vraiment gentil et j'imagine que c'est lui qui s'est occupé de Bill alors au lieu de ça je lui souris à mon tour.

-Bonjour Bill. Oh tu dois, je peux me permettre de te tutoyer ? Demande-t-il un air interrogatif sur le visage.
Je hoche la tête rapidement sans pour autant lâcher la main de Bill.
-Donc tu dois être Tom, le petit ami non ?
Je hoche la tête de nouveau surpris cette fois et tourne les yeux vers Bill qui rougit légèrement. Gustav s'approche vers moi et me tend une main que je serre.
-Bill m'a beaucoup parlé de toi. Je m'appelle Gustav, je suis son infirmier. Il s'en sort assez rapidement pour quelqu'un qui se drogué depuis presque deux ans. L'amour doit aider j'imagine.

Un silence gênant s'installe. En effet Bill ne m'a jamais vraiment dit qu'il m'aimait de vive voix et jusque là ça ne m'avait pas posé de problème. Il lui faudra du temps j'imagine. Même si parfois j'aurais besoin d'être rassuré.
Je ne dis rien et Bill non plus. Il n'ose pas me regarder et je ne lui en tiens pas rigueur, je ne veux vraiment pas le brusquer.
Gustav à l'air de le comprendre et change automatiquement de sujet.

-Bien. Je suis venu te dire que tu ne seras plus seul dans ta chambre Bill ! Dit-il joyeux.
-Comment ça plus seul ?
-Un « colocataire » vient d'arriver. Ce n'est pas la première fois qu'il bien malheureusement. Tu es le seul à pouvoir l'accueillir, je veux dire le seul assez fort pour pouvoir maîtrisé si... Tu vois ?
Bill hoche la tête.
-Tu peux refuser si tu veux... S'empresse d'ajouter Gustav devant l'air de Bill.
-Non ! C'est parfait. J'aurais l'impression de servir à quelque chose !
Gustav sourit de nouveau.
-Je savais que tu accepterais. Tu es quelqu'un de bien Bill. Il arrivera d'ici une petite heure le temps de réglé plusieurs papier de formalité, tu sais toutes ses conneries là.
-T'as le droit de dire des mots de ce genre en service ? Taquine Bill en riant franchement.
-Pas avec moi Bill. On se connaît maintenant.

C'est vrai qu'ils ont l'air proche et dans un sens ça me fait plaisir de voir que Bill à quelqu'un autre que moi pour l'aider.

-Je vous laisse alors. Tu peux sortir un peu dans le parc avec Tom si tu veux. Tu n'as qu'à dire que c'est moi qui t'ai donné l'autorisation. Dit-il avec un clin d'½il.
-Merci Gus, à tout à l'heure.

Il sort en nous saluant poliment. Oui lui je l'apprécie déjà. Il prend une veste et on sort de la chambre main dans la main pour marché vers le parc. Le trajet se fait en silence, il s'approche de moi et passe sa main dans mon dos alors que j'entoure son cou pour l'avoir plus près de moi.

On s'assoit sur un banc à l'ombre d'un arbre. Il fait encore un peu frais mais le soleil chauffe néanmoins. C'est agréable. Bill est contre moi, sa tête posé délicatement sur mon épaule. Je caresse sa joue doucement et je l'entends soupirer de contentement.

-Tom ?
-Hum ?
-Je réalise que... Gustav n'avait pas tord dans la chambre tout à l'heure, je ne t'ai jamais dis que je... Enfin...
-C'est rien mon C½ur. Je le coupe, ne voulant pas qu'il se force. Je te l'ai déjà dis, je ne veux pas que tu te forces à le dire. Je le ressens déjà beaucoup tu sais.
Je prends son visage et caresse ses joues rougis par le froid tendrement. Je regarde son visage, son sourire, je pose mes lèvres sur les siennes rapidement et descend mes mains pour les posées sur sa nuque.

-Tu es tellement beau Bill... Je murmure émerveillé.
Il sourit gêné et me fait un bisou rapide, sans doute pour me remercier.
-Tom, j'ai froid...

Je le prends dans mes bras et referme les pans de ma veste sur lui transmettant ma chaleur. On reste là, silencieux à apprécier la présence de l'autre, à se caresser tendrement. Tout est parfait et ça le sera encore plus lorsqu'il sera sortit d'ici.

Je ne sais pas combien de temps s'est écoulé. Quelques minutes, peut-être quelques heures. Il pourrait s'écouler des éternités, si je suis dans ses bras je ne les verrais pas passer.
Je crois qu'il s'est assoupis dans mes bras, son poids contre moi se fait plus lourd et sa respiration plus lente. Je penche un peu la tête et effectivement qu'il à les yeux fermés. Il est tellement... Parfait.

Il commence à faire un peu plus frais, le vent se lève. Je ne veux pas qu'il attrape froid.

-Bill. Mon Amour... Je murmure tendrement en caressant son visage.
Il ouvre les yeux lentement et me sourit en me voyant.
-On va rentrer, il commence à faire froid.

Il acquiesce et se lève en baillant. Je me lève et lui prend la main pour le ramener à l'intérieur. On ne parle pas beaucoup sur la route. On n'aura pas vraiment parlé aujourd'hui et le pire c'est que pas une seule fois je me suis senti mal à l'aise ou embarrassé. Je suis juste avec lui et c'est tout ce qui compte.

On arrive devant la chambre, je pousse la porte doucement et entre en premier gardant mon regard tourné vers mon Ange qui me sourit tendrement lorsque tout d'un coup je le vois se figer et son sourire meurt sur ses lèvres. Ses yeux s'écarquillent et je sens la panique l'envahir.

-Andréas... Chuchote-t-il les yeux fixés dans la chambre.

Je me retourne brutalement dans la chambre et je recule de quelques pas à mon tour sous le choc. Un jeune homme blond, les cheveux mi-longs, habillé de la même manière qu'Andréas nous tourne le dos.

-Non, non... Chuchote Bill sur le point de pleurer. Il plaque ses mains sur ses oreilles et recule de quelques pas. Je me jette presque sur lui pour le prendre dans mes bras. Il se niche sur mon torse et pleure.

- Non Tom, je ne veux pas...
- Chut, calme-toi mon Ange. Ca ne peut pas être Andréas. Il est mort mon Amour.
-Y'a un souci ? Demande une voix douce et calme.

Je me retourne pour faire face à ce jeune homme. De face il ne ressemble pas du tout à l'ancien dealer de Bill.

-Ca va. Je me contente de répondre.
-Bill c'est ça ?
-Nan, moi c'est Tom. Bill c'est lui. Dis-je en berçant Bill doucement.

Il se recule un peu et son regard tombe dans celui de l'inconnu. Il semble se calmé lorsqu'il voit qu'il n'est pas Andréas. Il essuie ses larmes rapidement et fait un faible sourire, encore sous le choc.

-Je suis désolé. Dit-il confus, je t'ai pris... pour quelqu'un d'autre.
-Y'a pas de souci, ça va aller ?
Bill secoue la tête et on entre tout les trois dans la chambre.
-Je m'appelle Noah ! Déclare le blond en tendant la main à Bill. Enchanté.

Bill lui serre la main et lui sourit doucement. Il me tend à la main à mon tour et je la lui serre mais au moment où je veux me retiré il la retient et me fait un sourire... Charmeur. Bill ne le remarque pas, il semble encore un peu sous le choc. Je fronce les sourcils et il me fait un clin d'½il. Je retire ma main un peu brusquement et retourne prendre Bill dans mes bras.

- Je ne vais pas tarder mon c½ur, mon père doit m'attendre. Je chuchote en embrassant son front. Je reviens te voir demain d'accord ?
Il hoche la tête de haut en bas et renifle doucement. Je prends son visage entre mes mains et l'embrasse avec amour et puis il me raccompagne à la porte.

...

# Posté le samedi 12 juillet 2008 08:18

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Coucou les filles.
Je commence par vous dire que je suis désolée de ne pas posté aussi souvent qu'avant mais faut que je tape au fur à mesure et j'ai l'impression que ma fic devient pourrite ... :$
En plus là je suis partie en vacances donc j'aurais encore moins le temps d'écrire mais je vous promets de pas abandonner :) !
Je vous poste la suite, j'espère qu'elle vous plaira. J'attends vos avis.
Gros biouux <33


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POV Bill.

Je referme la porte après lui et m'appuie contre celle-ci. Un long soupire franchit la barrière de mes lèvres et je me mets à sourire tout seul. C'est tellement bon de le revoir, il m'avait tellement manqué.
Je l'aime, je n'en doute plus mais j'ai encore peur de lui dire. Je n'aime pas ce mot, il à fait souffrir tout ceux à qui je l'ai dis, et je ne veux pas que Tom souffre. J'ai déjà fais beaucoup trop de mal aux gens.

-C'est une bombe ton mec. Lâche une voix amusée derrière moi.

Mon c½ur manque un battement et je me retourne vers mon nouveau colocataire, Noah donc. Je lève un sourcil et lui envoie mon regard le plus froid. Il se prend pour qui lui ? On à pas élever les porcs ensemble que je sache.

-Ca va, zen princesse, je vais pas te le piquer, je constate c'est tout. Dit-il amuser.

Il me fait un sourire et je me renfrogne encore plus. Il est trop à l'aise à mon goût, on se connaît pas après tout et s'il est ici c'est parce qu'il se drogue, je n'ai plus envie de fréquenté des gens de ce milieu.
Il s'allonge sur son lit avec ses chaussures, un bras replié sous sa tête et de sa main libre il attrape un paquet de cigarette dans le tiroir de la table de nuit.
Il en sort une et l'allume.

-T'es au courant que t'as pas le droit de fumé ici ?

Il me regarde dans les yeux, tire une latte de sa clope et recrache la fumée en faisant des ronds.

-Et alors ? T'as toujours respecté les règles toi peut-être ?

Je ne réponds pas parce qu'il connaît très bien la réponse de toute façon. Je le toise méchamment et vais m'asseoir sur mon propre lit avec mon portable. Je regarde les messages que Tom m'a laissés. J'aime quand il me dit qu'il m'aime, c'est égoïste quand on sait que moi je n'arrive pas à lui dire. Je souris niaisement oubliant totalement la présence de Noah.

-Ca rend tellement niais l'amour, c'est incroyable. S'amuse Noah en examinant sa clope.
-Je peux savoir de quoi tu te mêles ? Je m'énerve en me tournant vers lui, le regard noir.

Il émet un rire amusé.

-M'agresse pas, je viens juste d'arriver, ça serait con qu'on s'entende pas toi et moi. On est du même acabit après tout.
-NON ! Je cris brusquement. Non, je ne fais plus partis de ce monde.
Il éclate de rire et trifouille dans sa poche pour en sortir un petit sachet contenant de la poudre blanche. Mes yeux le fixe intensément pendant quelques secondes, pas longtemps mais assez pour que Noah me voit.

- On n'en sort jamais vraiment. Murmure-t-il en attrapant un peu de poudre dans sa main pour la sniffer bruyamment.

Je le regarde hypnotisais. Je mentirais si je disais que ça ne me tente pas, mes mains se crispent sur mon portable et je me mets à respirer plus fort. Noah me regarde et rit moqueusement.

-T'en veux princesse ?

Je me lève, mes yeux fixant toujours la poudre dans le creux de sa main. Je tends le bras vers lui tel un automate mais je m'arrête au dernier moment. Je cligne les yeux, comme sortis d'un rêve, je les relève vers lui et le regarde durement.

-Je t'ai dis que j'avais arrêté tout ça.
-Ouais. C'est ça.

Un silence s'installe, je le regarde dans les yeux. Ils sont injectés de sang et voilés par la drogue. Des cernes soulignent ses yeux. Je ressemblais vraiment à ça moi aussi ?

-Bon, sinon il revient quand ton prince charmant ?
Il commence à me faire sincèrement chier lui.
-Pourquoi ?
-Pour savoir c'est tout. On va passer un bon moment ensemble, autant que je connaisse ton entourage.
- On n'est pas ami bordel ! Je m'exclame brusquement.
-On le deviendra, j'espère.
-Pourquoi j'aurais envie d'être ami avec toi ?
-Peut-être parce que même si ton Tom est compréhensif et au petit soin avec toi, personne ne pourra mieux te comprendre que moi !

Je ne réponds rien. Il à sans doute raison mais il ne m'inspire pas confiance, il me rappelle trop ce milieu dans lequel je me suis enfoncé pendant deux ans. Il me rappelle trop Andréas, ces même cheveux blonds platine, le même sourire en coin, la même façon de parler.

-Tu me rappelles trop mon passé pour qu'on devienne ami. Je chuchote plus pour moi que pour lui.
-Andréas ? Je relève les yeux vers lui surpris. Je t'ai entendus tout à l'heure. Sa voix se radoucit brusquement. D'après ta réaction tu ne devais pas le porter spécialement dans ton c½ur.
-Pas vraiment non. Je réponds amèrement.
-C'était qui ?
-T'as pas l'impression d'exagéré là ?
-Ouais excuse. Tu ne veux pas qu'on reparte sur des bonnes bases toi et moi ? T'as l'air d'un type bien, tu pourras peut-être m'aider à me sortir de tout ça.
-T'as pas vraiment l'air de vouloir t'en sortir vu ce que tu m'as dis quelques minutes avant.

Il soupire et tourne la tête l'air blasé. Je me mordille la lèvre soudain gêné. Après tout, Tom m'a donné une chance à moi, pourquoi je ne pourrais pas lui en donner une. Il à peut-être vraiment envie de s'en sortir.

-Excuse-moi. D'accord, j'accepte de recommencer à zéro.

Je lui tends la main qu'il serre avec un sourire chaleureux. Il est totalement différent, son visage s'illumine et il est vraiment très beau quand il sourit. Oui, après tout, ça peut peut-être marché.


[...]


POV Tom.


Je sors de ma journée de cours tout excité. Cette fois-ci je vais seul avec ma voiture voir Bill, je pourrais donc rester plus longtemps avec.
Je bondis de ma chaise dès que la sonnerie retentit et je me dépêche de courir vers la sortie.

-TOM !

Je me stoppe brusquement et m'apprête à insulter de tous les noms l'emmerdeur qui m'empêche de retrouver Bill quand je me rends compte que ce n'est autre que ma s½ur. Mandy. Je la vois courir vers moi, je l'attends donc les mains sur les hanches.

-Excuse-moi, je sais que tu dois aller voir Bill et que donc tu es pressé mais j'ai un problème, personne peut me ramener à la maison. Je me suis embrouillé avec Jess et elle refuse de me reprendre.

Pourquoi ça ne m'étonne pas ? Elle s'engueule toujours avec tout le monde de toute façon, un vraie petite garce.

-Tu crois que tu pourrais... Me raccompagner ? Me demande-t-elle en se mordillant la lèvre inférieure.

Je soupire bruyamment lui faisant comprendre que ça me fais royalement chier et puis finis par quand même accepter. Elle me remercie et me suis jusqu'à la voiture.
Le trajet se déroule en silence, je regarde la route et je sens le regard pesant de Mandy sur moi.

-Ben vas-y ! Je lâche brusquement sachant pertinemment qu'elle à quelque chose à me dire.
-Je me demandais juste comment aller Bill ?

Je tourne la tête vers elle surpris.

-Ca t'intéresse vraiment ?
-Oui. Je t'ai dis que j'étais désolée pour ce qui s'est passé avec lui, je m'en veux beaucoup et j'aimerais avoir l'occasion de m'excuser auprès de lui. C'est la première fois que je te vois comme ça avec quelqu'un, si ça te rend heureux c'est ce qui compte pour moi tu sais.

De nouveau je la dévisage complètement bluffé parce qu'elle vient de me dire. C'est pas dans ses habitudes et c'est bizarre mais en même temps je pense que si elle ne le pensait pas vraiment elle ne se gênerait pas pour l'insulter de tout les noms. Peut-être qu'elle à vraiment décider de changer.

-Il va mieux. Beaucoup mieux mais il doit encore rester quelques temps là-bas. Je suis content que tu ais enfin décidé de l'accepter. Je rajoute avec un sourire.

On à bien changé elle et moi quand même. Elle la salope qui critique, insulte et rabaisse tout le monde et moi le salaud qui baise tout ce qui bouge.

-Je pourrais euuh... Aller le voir une fois avec toi, que je m'excuse auprès de lui. Je m'en veux vraiment. Demande-t-elle en baissant les yeux.
-Je lui en parlerais tout à l'heure, je pense qu'il ne dira pas non. Je t'emmènerais demain à ce moment là.
-Oui d'accord, merci Tom.

On est arrivé, je m'arrête devant les grilles. Elle attend un peu, se penche vers moi et me fait un bisou sur la joue. Ca fait longtemps que ce n'était pas arriver un baiser aussi innocent. Elle descend me fais un petit signe de main et pars vers la maison. Je la regarde un moment en souriant et puis redémarre pour aller voir Bill.


...



Tadam :)
Alors est-ce que Mandy à vraiment changé ou elle prépare encore un mauvais coup?
Suite au prochain épisode =) !

J'attends vos avis, dite moi tout :)
biouuux <3

# Posté le lundi 28 juillet 2008 09:57

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Coucou les filles.
Je suis désolée de pas poster aussi souvent qu'avant mais j'ai vraiment pas beaucoup le temps en ce moment, je suis en vacance donc forcément j'ai moins le temps. Mais je suis toujours vivante et j'arrête pas ma fic non plus =) !
Je vous poste la suite d'ailleurs. S'passe pas énormément de choses non plus dans ce chapitre, dès le prochain je vous promets un peu plus d'action =) !
Merci beaucoup pour tout vos com's. <3.
Gros bioux à toute !


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[...]

Je rentre dans le centre et vais directement vers la chambre de Bill. Les visites sont autorisées de toute façon. J'entends des rires à l'intérieur, il à l'air de bien s'entendre avec son colocataire, tant mieux même si je n'aime pas trop le fait que ce Noah le fréquente. Il est beau, même très beau il ne faut pas mentir, j'avoue j'ai une pointe de jalousie de savoir qu'il passe ses journées et ses nuits avec Bill.

Je frappe et entre directement. Ils sont assis tout les deux sur le lit de Bill et quand il me voit ils cessent leur conversation. Le visage de mon Ange s'illumine dans un sourire et il se lève pour me venir vers moi. Il me prend dans ses bras et m'embrasse passionnément. Je garde d'abord les yeux ouvert, surpris par son initiative et puis réponds tout aussi fougueusement en le serrant contre moi.

-Tu m'as manqué. Chuchote-t-il contre mes lèvres avant de m'embrasser de nouveau.
-Je vois ça. Je ris en caressant sa chute de rein. Je vous dérange pas ?
-Nan, pas du tout. Répond Noah à la place de Bill.

Je me tourne vers lui et il me fait un clin d'½il suivit d'un sourire charmeur.

-Oui. Noah à totalement craquer sur toi. S'amuse Bill, mais je l'ai prévenus que tu étais à moi et rien qu'à moi !

Je sens mon c½ur partir un peu plus vite. C'est bon de l'entendre dire ça, ce n'est pas encore un je t'aime mais ça s'en rapproche petit à petit.
Il me prend la main et on va s'asseoir tout les deux sur le lit de Bill avec Noah.

-Ca a été ta journée ? Me demande Bill en s'installant entre mes jambes, prenant mes bras pour les passés autour de sa taille.
-Oui. Trop longue et trop loin de toi mais ça a été. D'ailleurs, j'ai parlé avec Mandy, Bill.
-Ah.
-Si tu savais le nombre de fois où elle s'est excusée pour ce qui s'est passé il y à deux mois. Elle s'en veut beaucoup et elle aimerait venir te voir pour s'excusé, tu voudrais bien ?

Il ne répond pas immédiatement et je le sens brusquement mal à l'aise.

-Enfin si tu ne...
-Si, si. Je pense que ça serait bien qu'on reparte sur de bonne base. Si elle est prête à m'accepter alors moi aussi. Conclut-il avec un sourire heureux.

Je lui fais un bisou dans le cou et il soulève les épaules quand mon souffle chatouille sa nuque doucement. On parle un peu tout les trois, J'apprends que Noah à 22 ans, que c'est la troisième fois qu'il vient ici. Il n'a plus ses parents et travail comme serveur dans un bar très mal fréquenté dans les bas quartiers de la ville. Il à l'air sympa, enfin même si ces petits regards vers moi ne me plaise pas vraiment.

-J'suppose que votre dernière histoire de cul c'était à deux ? Dit-il amuser.

Bill et moi on se regarde et je le vois rougir de gêne. Je souris et dépose un petit bisou sur ses lèvres avant de répondre par l'affirmative.

-Putain, ça doit être le pied de baiser avec un mec comme toi Tom !

Bill rigole en sachant très bien qu'il plaisante mais personnellement ces petites remarques comme ça elle m'agasse plutôt qu'autre chose et j'aimerais bien que Bill s'en rende compte au lieu de rire comme un naïf. Enfin, je ne relève pas, mieux vaut éviter toute histoire. De toute façon mieux vaut ça que l'inverse, s'il avait craqué sur Bill j'aurais pété les plombs de la savoir H24 avec lui. Au moins, moi je suis sûr que jamais je ne tromperais Bill et surtout pas avec Noah.

-Putain. Moi c'était il y à deux jours, juste avant de rentré ici. J'étais en boite totalement défoncé et un mec commence çà se frotter contre moi comme une vrai chienne. Ce connard m'avait pris pour une nana. Je vous raconte pas le bug qu'il m'a fais quand il m'a foutu la main dans le boxer. Enfin ça la pas empêcher de me sucer comme une salope après.

Je le regarde les yeux ronds, choqué qu'il puisse nous raconter ça sans aucune gêne. Bill ça le fait rire. Peut-être qu'il avait l'habitude avant de se genre d'histoire et rien que d'y penser ça me dégoute. J'essaye de me calmé mais c'est au tour de Bill de prendre la parole.

-Ouais, ça m'est déjà arrivé aussi, la gueule des mecs c'est assez drôle la plus part du temps et le pire dans tout ça c'est que c'est genre « mais j'suis pas une pédale moi... » gna gna gna et ça finis toujours par se faire sucer...

S'en ai trop, je me relève brusquement et me dirige vers la porte en colère.

-Ouais ben racontez-vous bien vos petites histoires de cul tout les deux, j'me casse.
-Mais Tom... Commence Bill surpris.
-Nan ça va, c'est bon, t'as vu comment tu parles ? Je suis ton mec au cas où t'aurais oublié alors tes p'tites histoire de baises ça m'intéresse franchement pas, si tu te fais chier avec moi t'as qu'à aller tiré ton coup ailleurs !

Ouais c'est petit mais franchement ils me soulent tout les deux là. Est-ce que moi je lui raconte combien de nana j'ai sauté avant lui ? Je m'apprête à sortir mais la porte s'ouvre brusquement en m'en empêchant. C'est Gustav.

-Oh tiens, bonjour Tom. Il voit mon regard et s'empresse d'ajouter, ola, ça ne vas pas ici ?
-Si c'est bon. Je réponds un peu sèchement.

Je le pousse un peu et sors de la chambre. J'entends Gustav demander à Bill ce qui se passe mais je ne reste pas pour écouter la réponse. Des pas raisonnent derrière moi alors que les larmes me montent aux yeux.

-Tom, attend !

Je ne m'arrête pas alors il me prend le bras et me stoppe. Je me retourne vers Bill en colère.

-Je suis désolé. J'ai pas vraiment réfléchis quand j'ai parlé de ça, je n'aurais pas dut c'est vrai. Excuse-moi, s'il te plaît j'ai pas envie qu'on se dispute.

Je soupire. J'arrive pas à lui en vouloir de toute façon. Il se rapproche de moi pour me prendre dans ses bras timidement. Je rends les armes et resserre mes mains dans son dos.

-Gustav est venus me dire que je pouvais sortir avec toi ce soir. Enfin, si tu veux je veux pas te forcer.

Je retrouve mon sourire automatiquement. Une soirée, seul avec lui. J'en rêve depuis tellement longtemps.
Je me recule un peu, remet ses cheveux derrière ses oreilles et lui sourit tendrement.

-Alors je t'invite au restaurant, enfin si tu veux.
-Oui, bien sûr ! S'exclame-t-il joyeusement en m'embrassant.

[...]

Je le laisse plutôt ce jour là pour le laisser se préparer et avertir mes parents également.
Je rentre chez moi tout sourire, j'embrasse ma mère, ce qui est relativement rare et court dans ma chambre en criant que je ne mange pas à la maison. Je dois passer le reprendre dans 1 heure. Je prépare mes affaires et file sous la douche me préparer.

[...]

-Tom, mon chéri. L'hôpital à appeler pour toi tout à l'heure. A propos du petit Aaron. M'interpelle ma mère alors que je descends les escaliers.
-L'hôpital ? Pourquoi ? Je demande la panique me gagnant rapidement.
-Je ne sais pas mon Ange, ils ont demandés que tu les rappelles.

Je la remercie et ne perd pas une seconde avant de prendre le téléphone et d'appeler. Au bout de deux sonneries une jeune femme décroche.

-Oui, bonjour, je m'appelle Tom Trümper, vous m'avez appelé tout à l'heure à propos d'Aaron.
-Ah oui. Monsieur Trûmper. Ne quittez pas.

J'attends quelque secondes et de nouveau quelqu'un prends la parole mais cette fois ci c'est un homme.

-Monsieur Trümper ?
-Oui c'est moi. Que se passe-t-il avec Aaron ? Je demande rapidement la respiration un peu courte.
-Son coma à évoluer. Il bouge régulièrement et gémis un peu dans son sommeil parfois. Ca semble en bonne voix pour qu'il se réveille...
-Vraiment ? Je le coupe heureux d'apprendre une telle nouvelle.
-Oui. Il y à également autre chose. Son frère, Bill Kaulitz, à été juger inapte à s'occuper de lui, il sera donc placé en famille d'accueil. Je vous appelle justement à ce sujet, nous avons déjà eu une demande, seulement même s'il n'a plus la garde d'Aaron, nous avons besoin de l'autorisation de monsieur Kaulitz.

-Et vous comptez sur moi pour lui en parler c'est ça ? Je demande amèrement la voix sèche.
-A dire vrai, oui. Il vous connaît bien, vous êtes proche, je pense que vous serez peut-être mieux placé pour...
-Pour le persuader c'est ça ? Qu'est-ce que ça peut vous faire son avis puisque de toute façon il n'aura plus le droit de le voir ? Je suis carrément agressif maintenant.
-C'est la procédure. Je n'ai pas le choix, comprenais le bien.
-Ouais. La procédure. Je lui parlerai mais sachez que je ne ferais rien pour le stopper s'il décide de récupéré son frère.

Je raccroche brusquement, j'avoue que ma réaction est excessive mais ça m'énerve qu'il voit Bill comme un malade incapable de s'occuper de son frère alors qu'il à sacrifié énormément pour lui. Je prends mes clefs de voiture et pars vers la clinique. Sur la route j'arrête pas de cogiter à comment je vais annoncer ça à Bill.


...




Voilà, je suis désolée de vous faire attendre pour de la merde pareille en plus.
Dite moi quand même ce que vous en pensez.
Gros biouux <33.

# Posté le samedi 16 août 2008 09:30