Je vous fais pas plus attendre, voici la troisième partie de mon OS, j'espère que vous aller l'aimer !
Donnez moi vos avis, gros biouuux <3.
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[ Ellipse Temporelle de 5 mois. ]
Ca fait cinq moi qu'il est partit. Cinq mois que le claquement de la porte raisonne dans ma tête comme une litanie dans fin. Cinq mois que j'ai tout essayer pour le retrouver en vain. Il avait tout prévus. J'ai même essayé d'aller voir ses parents, ils avaient déménagés.
Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Que ça va mieux, que je l'oublie, que je me fais à la vie sans lui ? Je pourrais vous le dire si vous voulez que je mente.
Cinq moi et pourtant j'ai encore l'impression de sentir son odeur entre mes draps ou même parfois dans les salles de classe. Je revois en boucle son sourire dans ma tête, je sens encore son corps dans le mien et son souffle sur ma peau. Il me manque, j'en crève un peu plus chaque jours.
Mes notes ont beaucoup baissées, pour ne pas dire sont devenue quasi nulle. En faite je ne suis même plus en cours, la plus part je les passe à dessiné Bill ou à pleuré en silence dans le fond de la salle ou personne ne peux me voir.
Il me manque. Je l'aime. Ses deux phrases se répètent en écho dans ma tête et parfois j'aimerais crevé tant ça fais mal.
Comment continué de vivre lorsque même la vie se retourne contre vous ? Quand elle vous enlève ce que vous aimez le plus ?
Me suicider ? J'y ai pensé et puis je m'y suis résigné. Parce que j'ai pensé que quelques parts Bill était en train de se battre contre sa maladie pour continuer à vivre alors par respect pour lui, je ne l'ai pas fait. Peut-être aussi parce que j'espère tous les jours le voir revenir en cours comme si tout ça n'était qu'un mauvais rêve. Seulement ce jour n'arrive pas et il n'arrivera sans doute jamais.
Je sais qu'il est encore en vie. Je le sens et puis il ne serait pas partit sans me dire Adieu. Je le sais, j'en suis sûr. J'ai besoin d'en être sûr de toute façon, sinon je sombre.
[...]
Je rentre de la bibliothèque comme chaque soir. Il est un peu plus de 22 heures et une fois la porte de mon studio claqué je m'effondre contre celle-ci en pleurant. Je ramène mes genoux contre mon torse et plonge mon visage dans mes coudes. Pourquoi le monde est si injuste ? Si cruel ? Si intolérant.
Aujourd'hui deux garçons parler de Bill derrière moi. L'un d'eux à commencer avec quelque chose comme :
« Et on le voit plus le mec aux cheveux noir, l'androgyne là ? ».
J'ai cru que mon c½ur allait s'arrêter. Comment ne peuvent-il se rendre compte de son absence que maintenant alors que depuis des mois elle me pèse sur le c½ur.
« Ouais. Bon débarras. Une pédale ce type si tu veux mon avis, rien de plus. »
« Sans doute en train de crevé du SIDA dans son trou ... »
Le sang m'est brusquement monté au cerveau et je me suis levé en quatrième vitesse, brisant le silence du cours à cause de ma chaise qui est tombée à la renverse après moi. Je ne sais pas avec quelle force j'ai soulevé l'un des deux pour le plaquer violemment contre le mur mais peu importe, je ne voyais que ma colère, pire, ma haine envers lui.
Mes yeux l'auraient tué si j'avais pu, ma main autour de sa gorge se resserrer de plus en plus et si on ne m'en avait pas empêché ce soir je serais devenus un meurtrier.
Trois jours de renvoi. Pour avoir voulus tuer quelqu'un c'est faible mais bon, peu m'importe.
Je me sens si seul, si vide sans lui. Mes bras tombent de pars et d'autre de mon corps et alors que j'essaye d'attrapé la moquette je sens quelque chose entre mes doigts. Je relève les yeux pour tomber sur une enveloppe. Une enveloppe à mon nom.
Je l'attrape et la tourne dans tout les sens. Elle sent bon, elle sent Bill. Et c'est aussi son écriture sur le devant. Penchée, ronde et soignée. Je me mets à respirer très vite et je me dépêche de l'ouvrir pour saisir le papier blanc entre mes doigts tremblant et moite.
Des larmes coulent sur mes joues. Ca me fait tellement de bien d'avoir quelque chose de lui, même si j'ignore encore le contenu de la lettre.
MUSIC
A l'heure où tu liras ses lignes je ne serais déjà plus de ce monde mon Ange. J'ai demandé à ma mère de te la faire parvenir après que j'ai rendus mon dernier souffle.
Mon sourire s'efface et je sens mon c½ur arrêté de battre quelques instant pour repartir à un rythme beaucoup trop rapide. Je plaque une main contre ma bouche et gémis de douleur alors que je continue ma lecture.
Tu m'as manqué tu sais. Chaque jour, chaque seconde je pensais à toi, je me battais pour toi, pour notre Amour. Je sais que tu ne m'as pas oublié, je le sentais tous les jours. Ton amour, cet Amour si fort qui m'a fais oublier mon triste futur ce soir là.
Je ferme les yeux et laisse mes larmes coulaient sur mes joues. Ma tête tombe sourdement sur la porte et je laisse passé un sanglot de désespoir. Je ne veux pas, c'est trop dur, trop douloureux. Tout mon corps semble éteint, comme si la vie l'avait désertée. Pourquoi Bill ? Pourquoi tu n'as pas voulus rester avec moi pendant ces cinq mois.
J'ai pensé à toi tous les jours tu sais. A ton sourire, à tes regards, à ton corps, à ta voix que j'aime tant. Douce et grave. Et aussi à ces deux fois où on à fait l'amour.
Je n'avais jamais ressentis autant d'amour auparavant, c'était tellement merveilleux, tellement magique.
Je t'aime. Je t'aime au-delà de la raison Tom. Je t'en pris n'en doute pas, n'en doute jamais.
J'aurais aimé qu'il y ait d'autre fois. J'aurais aimé vivre mon futur avec toi, dans tes bras. Te faire l'amour des heures entières, parlé de nos projets, de ce qu'on aurait fait. J'aurais voulus vivre nos moments de bonheur, nos fous rires, nos disputes, nos larmes et nos réconciliations.
J'aurais donné ma vie pour ça...
C'est étrange comme cette phrase sonne juste. Je t'ai donné ma vie Tom, depuis le jour où je t'ai vu jusqu'à ce jour où mes yeux se sont fermés pour l'éternité.
Je t'appartiens quoi qu'il arrive et mon c½ur, même s'il à cesser de battre, n'a vécu que pour toi.
Mes yeux parcourent les mots et j'ai l'impression d'entendre Bill me les dire. Malgré moi je souris tristement.
Peu importe maintenant de toute façon, j'aurais fais pareil si la situation avait été inversées mais aujourd'hui je vais encore te demander de me promettre quelque chose et cette fois je veux que tu la tiennes d'accord ?
Je hoche la tête comme s'il pouvait me voir.
Fais le pour moi je t'en pris, fais le pour nous. Pour le nous qui n'a jamais pu exister mais qui vivra à jamais dans mon esprit.
Je veux que tu aimes de nouveaux, que tu fasses l'amour comme tu me l'as fais à moi. Avec autant de passion, d'envie et d'Amour. C'était beau, c'était tellement beau. C'était toi Tom.
Tu mérites de vivre une belle histoire, tu mérites d'être aimé au moins autant que moi je t'aime. Je ne dis pas plus, c'est impossible.
Moi je t'aimerais à jamais et me souviendrais de toi où que je sois jusqu'à ce que tu viennes me rejoindre mais je t'en prie Tom, ne fais pas de moi ton fardeau.
Aime moi, souviens toi de moi et puis attend de me retrouvé chez les Anges mais s'il te plait apprend à aimer de nouveau.
Tu devras être fort Tom, la chose la plus dure dans ce monde, c'est d'y vivre tu sais. Sois courageux. Vis. Pour moi mon Ange...
Tu verras à quelle point la vie peut-être belle quand on se donne la peine de la creusée un peu.
Je veux que tu vives la vie que je n'aurais jamais. Je te le demande, s'il te plait promets le moi mon C½ur.
Je sanglote et lâche un « je te le promets » étouffée de larmes et de douleur. La lettre arrive à sa fin et je n'ai pas envie de la continuer. Je ne veux pas que tout ça soit finit, qu'il m'abandonne, que je sois seul. Sans lui.
Tu vas me manqué tu sais, horriblement, mais je t'attendrais et un jour tu verras on se retrouvera.
Je dois te laisser mon Amour, je n'arrive plus à écrire mes forces me quittent.
Je crois que maintenant il est temps de te dire ce que je n'ai pas réussis à dire ce matin là.
Adieu mon Ange...
Je t'aime.
A toi pour l'éternité.
Bill.
La lettre tombe doucement sur le sol alors que mes joues se remplissent de larmes. Je voudrais crier, hurler de rage et de chagrin mais rien ne sort. Je suis mort. Je suis mort en même temps que lui. Mes membres sont engourdis et je n'arrive plus à bouger. Je fixe le vide désespérément essayant d'y trouvé un quelconque réconfort mais rien. Il n'y à plus rien à présent. Plus rien hormis ma douleur.
Bill est mort.
Ses mots raisonnent dans ma tête, dans mon c½ur. Je ne le sens plus d'ailleurs, c'est comme s'il avait été arraché hors de mon corps. Je continue à vivre mais je ne ressens plus rien. C'est atroce comme ça fait mal.
Le vibreur de mon portable se fait entendre. Je l'attrape dans ma poche de veste tel un pantin sans vie. « Numéro inconnu ». Sans vraiment savoir pourquoi je le fais coulissé et le porte à mon oreille.
-Allo ?
J'entends des sanglots, même plus, des pleures à l'autre bout du fil.
-T...Tom ?
C'est une voix de femme, pas d'adolescente, de femme. Et j'ai l'impression de l'avoir déjà entendus.
-Oui. Je réponds calmement.
-C'est... Simone. La mère de Bill.
Mon c½ur manque un battement.
-Tu as reçu la lettre ? Demande-t-elle sans cesser de sangloter.
Je hoche la tête avant de me rappeler qu'elle ne peut pas me voir.
-Oui. Je viens de la lire. Je réplique d'un ton horriblement neutre.
-Il... Il n'est pas... Je te l'ai envoyé maintenant parce que... Parce qu'il... Il faut qu'il te voie avant de partir Tom. Il... t'aime tellement...
Sa phrase meurt dans un sanglot et je l'entends renifler avant de se moucher. Je sens mon c½ur repartir. Voir Bill ? Mes émotions reviennent aux galops.
-Mais il... Je... Lui est promis de...
-PEU IMPORTE ! S'emporte-t-elle en pleurant. Je t'en pris, je veux le voir sourire encore une fois avant que...
Elle s'arrête de nouveau pour pleurer.
-Je sais qu'il veut te voir. Il le dit en dormant. Il à besoin de toi, c'est bientôt... Finis. Je t'en pris, viens.
Je me mets à pleurer à mon tour lui faisant entendre mes sanglots.
-Où est-il ?
Elle me donne l'endroit et les coordonnés de l'hôpital dans lequel il est. Berlin. Depuis tout ce temps il était si proche de moi.
-J'y serais dans 1 heure. Je dis rapidement.
-Je t'attendrais dans le hall. Fais vite je t'en pris, ce n'est plus qu'une question d'heure.
Sa voix transpire le désespoir et je ne peux m'empêché de pleuré plus fort en l'entendant prononcé ses mots. J'affirme que je me dépêcherais et m'apprête à raccrocher :
-TOM ?
-Oui ? Dis-je précipitamment.
-Merci.
Je souris malgré moi et raccroche après lui avoir répété que je me dépêché. Je reste immobile pendant quelques secondes le regard dans le vide. J'ai tellement envie de le voir mais en même temps tellement peur. Aurais-je le courage de lui dire Adieu ?
[ Ellipse Temporelle ]
Je suis devant l'hôpital. La façade blanche beaucoup trop grande me fais frissonné. Je m'avance doucement ayant l'impression de marché vers ma propre mort. Mes doigts tremblent sur la poignée en métal et je tire doucement la porte vers moi. Le hall est désert à l'exception d'une femme. Je la reconnais immédiatement. C'est la mère de Bill.
Je ne l'ai vu qu'une fois mais je l'aurais reconnus au milieu de milliers de gens. Bill lui ressemble tellement.
Je m'approche d'elle doucement. Elle fais des allers-retours et regarde sa montre régulièrement. Mes pas sur le sol attirent son attention et elle tourne les yeux vers moi. Ils sont rouge et souffrent encore des larmes qu'elle à verser. Elle me fait un faible sourire et je lui réponds.
Elle comble le vide qui nous sépare et me prends dans ses bras. Je reste d'abords surpris et puis mes bras se referment sur elle mécaniquement. Je la serre fort, très fort et je me mets à pleurer. Elle pleure aussi. C'est paradoxale mais ça fais un bien fou de pleurer dans les bras de quelqu'un qui ressent la même douleur que vous.
On reste quelques minutes dans les bras l'un de l'autre et puis elle se recule doucement, renifle et essuie ses larmes.
-Merci d'être venus. Chuchote-t-elle en regardant le sol.
Comment lui dire que je n'attendais que ça depuis des mois, le revoir. Je me contente de lui sourire doucement, un sourire triste.
-Viens. Chuchote-t-elle de nouveau.
Elle se dirige vers les ascenseurs et je la suis sans rien dire. Mon c½ur frappe avec force contre ma cage thoracique, j'ai l'impression qu'il va remonté dans ma gorge d'un moment à l'autre. Et si Bill me rejeter ? S'il me demander de partir ?
Je regarde nerveusement les étages qui défilent. Lorsque le quatrième apparaît et que les portes s'ouvrent je me sens pris d'un haut le c½ur. J'ai terriblement peur.
Je sors mais reste immobile face aux portes battantes.
-Tom ? M'appelle la mère de Bill surprise.
Je sursaute un peu et lui jette un regard paniqué. Elle s'approche et prend mon visage en coupe. Ses mains sont douces.
-Ca va aller. Calme toi. Murmure-t-elle d'un ton maternelle.
-Je... J'ai peur et s'il ne voulait pas me voir ? Et s'il me hurler de partir ? Je n'arriverais pas à le supporter ! Je lâche dans un sanglot.
Elle me force à la regarder.
-Il ne te rejettera pas, je te le promets. Il t'aime à en mourir Tom.
Je renifle et souffle un grand coup avant de m'engager dans le couloir à sa suite. Les portes défilent, toutes pareilles, toutes froide et sans vie. Comme ce lieu dans lequel Bill est entrain de mourir.
-Vas-y entre, je te suis. Dit-elle en faisant un signe de tête.
Je déglutis difficilement et prend la poignée dans ma main. Je reste immobile dessus et puis ouvre doucement la porte en fermant les yeux. Un vague courant d'air me balaye le visage et lorsque mes yeux s'ouvrent je tombe sur une pièce blanche. Froide et déjà morte. Une faible lumière éclaire la pièce et au chevet de Bill, son père qui lui tiens la main.
Ils ne m'ont pas encore vu et je n'ose pas avancer pour me montrer. Je sens qu'on exerce une légère pression dans mon dos, la mère de Bill. Elle me pousse à l'intérieur et referme la porte après elle.
Le bruit attire leur attention. Le père de Bill se retourne vers moi et me sourit doucement, me remerciant lui aussi d'être là. Puis il se pousse et je peux enfin le voir.
MUSIC
Ses yeux sont clos mais sa poitrine monte et descend lentement signe qu'il vit encore. Il est toujours aussi beau. Ses cheveux noirs contrastent avec le blanc des draps. Son visage bien que plus creusé, extrêmement pâle et marqué par les cernes est toujours aussi doux et angélique.
Je n'arrive pas à enlever mes yeux de son visage. Je m'approche doucement en souriant. Mes lèvres s'étirent d'elles même, c'est tellement bon de le revoir. Le père de Bill se lève et je m'assois à sa place.
J'hésite quelques secondes et puis attrape la main de mon Ange dans la mienne. Sa peau est froide, horriblement froide comme déserté de toute vie. J'emprisonne sa main entre les miennes essayant de lui transmettre un peu de ma chaleur.
Ses doigts bougent doucement entre les miens, mon c½ur bat à tout rompre alors qu'il ouvre les yeux. Ils sont rouges et fatigués, usés et affaiblis par la maladie et pourtant il n'a jamais été si beau qu'à cet instant.
-Tom ? M'interroge-t-il d'une voix très faible.
Je me penche vers son lit et caresse son front alors que je fonds en larmes.
-Oh mon Amour... C'est si bon de te voir.
Mes lèvres se posent sur son front tendrement et je ferme les yeux très fort en pensant que c'est une des dernières fois que j'ai ce geste envers lui. Je renifle et le regarde en souriant alors que mes yeux sont souillaient de larmes.
-Je savais que tu viendrais. Je voulais tellement te revoir une dernière fois. Il tourne les yeux vers sa mère. Merci. Dit-il simplement comprenant que si je suis là c'est grâce à elle.
Elle lui sourit à travers ses larmes et son mari resserre son étreinte autour de ses épaules. Tout les deux pleurent comme jamais. Je reporte mon attention sur Bill, il ferme les yeux et sourit doucement.
-Tu m'as tellement manqués Tom.
-Toi aussi. Je lui réponds en descendant ma main sur son visage pour en redessiner les contours tendrement.
Il soupire d'aise et laisse tombant sa joue dans ma paume.
-Si j'en avais la force je te ferais l'Amour, là, tout de suite. Lâche-t-il en me regardant profondément.
Mon c½ur s'emballe et je souris en sanglotant.
-Je t'aime tellement Bill. Tellement...
Je me sens impuissant. Je suis impuissant. Il est entrain de mourir près de moi, chaque seconde le rapproche un peu plus des étoiles, et je ne peux rien faire. Rien à part lui dire combien je l'aime.
-Serre moi fort s'il te plait. Dit-il dans un souffle.
Je me penche un peu vers lui et entoure son petit corps de mes bras en le relevant un peu. Il semble si faible, si fragile dans mes bras. Une statut de verre qui va bientôt se brisée. Il ne bouge pas et je sais que c'est uniquement parce qu'il n'en à pas la force. Je me recule un peu de lui et place nos visages l'un en face de l'autre.
-Embrasse moi.
Je le fais. Je l'embrasse tendrement, délicatement, mes lèvres redessinent les siennes. Je sens sa langue passer entre ses lèvres et sans réfléchir j'ouvre la bouche. Je l'embrasse pour la dernière fois je le sais... Il utilise ce qui lui reste de force pour notre dernier baiser. Notre dernier moment d'amour.
Je pleure dans ce baiser, j'aimerais que jamais il ne s'arrête. Je caresse sa langue de la mienne une dernière fois et puis me recule doucement pour le rallonger en douceur.
Ses yeux sont fermés, il n'a plus la force de les ouvrir ou peut-être plus l'envie ?
Je reprends sa main et pose mes lèvres dessus à plusieurs reprises. Il me serre doucement et un sourire naît sur son visage.
-Tom. Allonge toi près de moi.
Je regarde ses parents, ils me font signe que je peux le faire. Alors je me hisse doucement sur le lit et m'allonge près de lui précautionneusement faisant attention à mes gestes.
-Maintenant serre moi, serre moi fort et attends avec moi que tout soit finit.
Je m'exécute en pleurant plus fort, plus bruyamment. Je le tourne vers moi et serre son corps dans mes bras, il se niche contre mon torse et j'embrasse son front sans arrêt en lui murmurant des « je t'aime » sans fin.
Je sens son corps se soulevé un peu plus fort et je l'entends sangloté.
-J'ai peur Tom. Je ne veux pas mourir... J'ai tellement peur.
Je ferme les yeux très fort, mes larmes tombent dans ses cheveux et je réponds en reprenant mon souffle :
-Ca va aller mon Ange. Je suis là. Je t'aime...
-Ca fais mal tu crois ?
-Non. Non Bill, c'est juste très étrange.
En réalité je n'en ai pas la moindre idée mais peu importe. Je le rassure comme je peux. Je ne veux pas qu'il parte, je me mets à trembler contre lui et mon ventre se crispe dans des sanglots que je n'arrive pas à contrôler.
-Je n'ai plus mal Tom. Je ressens plus rien, c'est bizarre. J'ai l'impression que mon corps flotte dans les airs. J'arrive à peine à sentir tes bras autour de moi. Je crois que... Je m'en vais.
Je le serre plus fort et colle sa tête contre mon torse, posant mon menton sur le haut de son crâne.
-Pars en paix mon Ange. Tout vas bien, je suis là, je veille sur toi.
-Tu es la plus belle chose qui me soit arrivé Tom. Je t'aime.
-Moi aussi Bill... Ma voix se casse et part dans les aigue, brisée par un sanglot.
-Adieu Tom, Adieu mon Ange... Je crois que c'est l'heure.
Son corps est pris d'une petite convulsion et il se raidit contre moi brusquement pour retombé mollement contre mon corps.
-Bill ?
-...
-Bill?
-...
-BILL ! Je hurle littéralement en explosant en sanglots.
Aucune réponse ne me parvient et plus aucune ne me parviendra jamais. Il vient de s'éteindre. Il est partit rejoindre les Anges.
J'explose en sanglots et serre son corps contre moi en hurlant de toutes mes forces. Je me balance d'avant en arrière avec lui et regarde le plafond en sanglotant misérablement.
Je reste allongé près de lui, serrant son corps sans vie contre le mien. Pleurant, implorant, essayant de me rendre à cette horrible réalité :
Bill est mort.
« J'aurais aimé t'aimer, comme on aime le soleil
Te dire que le monde est beau.
Et que c'est beau d'aimer.
J'aurais aimé t'écrire
Le plus beau des poèmes
Et construire un empire
Juste pour ton sourire
Devenir le soleil
Pour sécher tes sanglots
Et faire battre le ciel
Pour un futur plus beau... »
Je m'accroche à lui de toutes mes forces, je sens qu'on me tire vers l'arrière mais je refuse de le lâcher. Je cris, je hurle, je me débat de toute mes forces et pleure sans pouvoir me contrôlé. Des « je t'aime » sans fin s'échappent de mes lèvres sans que je ne les contrôle. J'ai mal. Tellement mal...
A bout de force je finis par me laisser tirer en arrière par le père de Bill alors que les médecins recouvrent Bill d'un drap blanc et l'emmène hors de la chambre.
-NON BILL !
Je fais un pas pour les en empêché mais le père de Bill me retient fermement par les bras et j'ai beau me débattre de toutes mes forces je n'arrive pas à me dégager de sa poigne.
-C'est finis Tom. Souffle-t-il dans un sanglot.
Mon corps se raidit, je m'immobilise. Mes jambes se mettent à trembler et je perds l'équilibre. Les parents de Bill me retiennent et je m'effondre en pleurant dans leurs bras.
Je tombe à genoux avec la mère de Bill et je m'accroche à ses vêtements de toutes mes forces pleurant que c'est injuste, qu'il n'avait pas le droit, que je l'aime... Plus rien n'est cohérent. J'ai si mal. Le père de Bill s'accroupis près de nous pour nous enlacer tout les deux et nos sanglots raisonnent dans la pièce sans vie.
[ Ellipse temporelle ]
Deux semaines se sont écoulées. Je les ai passés chez les parents de Bill. Ils m'ont proposé de rester avec eux un peu et je dois dire que j'en avais vraiment besoin. J'ai dormis dans la chambre de Bill, dans son odeur. J'ai pleuré toutes les larmes que mon corps pouvait contenir entre ses draps, j'ai maudit, j'ai souffert et j'ai imploré mais rien de ce que je pouvais faire ne calmé ma douleur et mon chagrin.
Je vis tel un corps sans âme depuis deux semaines. En faite je ne vis pas, je survis. L'enterrement a eut lieu quelques jours après sa mort. Ses parents avaient déjà tout préparés. Je n'ai pas pu y aller, je n'en avais pas la force, je ne pouvais pas lui dire Adieu. Pas encore...
[...]
Fin flash back. MUSIC]
Un an s'est écoulé avant que je ne revienne te voir. Je n'en avais pas la force. La blessure était à vif, encore trop saignante et trop douloureuse pour que je n'arrive à en faire mon deuil.
J'avance vers toi mon Ange. Deux roses rouges à la main. Dernier signe de notre Amour. Plus que quelques pas et bientôt je pourrais te touché.
Elle est là. Fleurie et merveilleusement entretenue, une photo de toi gît sur la plaque de marbre. Tu souris dessus, tu étais beau quand tu souriais.
Je reste debout face à toi. Silencieux. Et puis, après quelques minutes enfin je m'accroupis et pose ma main sur la pierre froide sous laquelle tu gis.
-Bonjour Bill.
Mes doigts glissent doucement sur le marbre comme s'ils pouvaient te touchés à travers la pierre. Un sourire naît sur mes lèvres. Tu m'as manqué.
Je pose les deux roses entrelacées l'une à côté de l'autre au milieu de la tombe et puis m'assoit à même le sol, juste à côté de toi, les genoux repliés et les bras reposant dessus.
Le vent me caresse doucement le visage. C'est agréable. Je ferme les yeux et apprécie ta caresse, parce que oui je me plait à pensé que c'est sans doute toi qui sent ma présence.
-Pardon de ne pas être revenus avant Bill. Je commence d'une voix douce. Quand tu es mort dans mes bras ce soir là j'ai cru que ma vie aller s'arrêter en même temps que la tienne. Que la douleur si intense qui s'était installées sur mon c½ur aurait raison de moi et tu sais quoi ? J'ai, de nombreuse fois, voulus que ce soit le cas. Pendant des jours, des semaines, des mois j'ai voulus te rejoindre et quand j'étais près à le faire je relisais ta lettre, cette si belle lettre que tu m'as laissé avant de mourir. J'ai tellement pleuré dessus que maintenant ce n'est plus qu'un morceau de papier gribouillé d'encre noire mais je la connais par c½ur. Chaque mot. Chaque phrase. Je ne voulais plus continuer sans toi Bill, c'était... Tellement dur... Un sanglot coupe ma voix. C'est douloureux de s'en rappeler. Je renifle et ravale doucement mon chagrin en laissant cependant coulé mes larmes sur mes joues. Et puis j'ai bien dut continuer, puisque je n'étais pas assez fort pour me donner la mort et chaque jour était pire que le précédent. Tu étais là avec moi, partout, sans cesse et pourtant je ne pouvais pas te voir ni te toucher. Je dépérissais et rien ne pouvais ne pouvais guérir la plaie douloureuse que ta mort avait laisser sur mon c½ur.
Je m'arrête et essuie mes joues et puis souris de nouveau. Je te parle du passé mon Ange. Aujourd'hui. Aujourd'hui ça à changer. Aujourd'hui j'ai tenus ma promesses mon Ange.
-Tu te souviens dans ta lettre tu me demandais de retomber amoureux ? Je marque une pose, comme si tu pouvais me répondre. Au départ je me demandais comment tu voulais que je fasse étant donner que j'arrivais à peine à vivre alors aimer quelqu'un d'autre que toi. Et puis un jour je l'ai vu, je crois que ce jour là s'il n'était pas arrivé je serais dans tes bras aujourd'hui. Je ne le connaissais pas, je ne l'avais jamais vu à l'école et pourtant lui semblait me connaître puisqu'il m'a appelé par mon prénom.
Je m'arrête de nouveau en cherchant mes mots. En faite, je ne sais pas trop comment te dire tout ça. Comment te dire que les bras dans lesquels je me console ne sont plus les tiens ? Je baisse les yeux et renifle de nouveau essayant de retenir mes larmes.
-Il m'a empêché de sauté ce soir là et tout les soirs d'après aussi. Je l'ai rejeté au départ, je me fichais pas mal de l'aide qu'il me proposé, je me fichais pas mal de son Amour, parce que oui il était tombé amoureux de moi au fil des semaines et des mois qu'il à passé à me réconforté alors que chaque fois je le repousser. Je le détestais de m'aimer autant alors que moi tout ce que je voyais c'était toi et ton absence. Il te connaît tu sais, il te connaît par c½ur. Je n'avais que ton prénom à la bouche et il comprenait, il était patient et doux avec moi. D'ailleurs je ne le comprenais pas, comment pouvait-il aimer quelqu'un qui ne s'aimer plus lui-même ? Qui n'avait goût que pour la mort ?
Je m'arrête et regarde vers la grille du cimetière où une silhouette fine se dessine doucement. Je souris, j'aurais aimé te le présenté, je suis sûr que tu l'aurais adoré mais je ne peux pas. Je ne veux pas.
-Il s'appelle Gabriel, mon Ange. Il ne m'a jamais touché, jamais embrassé Bill. Je ne voulais pas, pas avant que je ne vienne te voir. J'ai appris à le connaître petit à petit et à accepter l'aide qu'il m'offrait. Il m'a fait remonté la pente doucement, je ne sais pas comment mais il à réussit à me faire sourire de nouveau. J'en ai pleuré tu sais. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps ce jour là, parce que je ne voulais pas connaître le bonheur sans toi, le seul endroit où je voulais sourire et rire de nouveau c'était tes bras. Il à compris et s'est juste contenté de me dire que où que tu sois tu riais toi aussi avec moi. Et pour la première fois j'ai fondus en larmes dans ses bras. Il m'a dit qu'il m'aimait. C'était bizarre que ce mot sorte d'une autre bouche que la tienne et pourtant mon c½ur s'est gonflé lorsque perdus dans mes larmes et ma douleur il les a prononcés.
Je me tourne vers toi de nouveau et caresse de la pulpe de mes doigts ta photo un peu usée par le temps.
-Aujourd'hui je l'aime moi aussi. Enfin je commence à l'aimer, à redécouvrir ce que c'est que l'amour et je ne me sens plus coupable parce que j'ai enfin compris Bill. J'ai compris que pour continuer à t'aimer je devais réapprendre l'Amour dans les bras de quelqu'un d'autre. Ne pas cesser de croire que l'Amour existe. Je t'aime toujours mon Ange, plus que tout et je sais qu'un jour je te retrouverais pour ne plus jamais te quitter mais en attendant je vais tâcher de te faire honneur en étant heureux pour toi. En vivant pour toi, pour la vie que tu n'as jamais eu.
Je pose ma main sur les deux roses rouges que je t'ai ramenées et caresse doucement les pétales puis descend sur les épines.
-C'est la première et dernière fois que je viendrais te voir mon Amour. Je sais que tu ne m'en tiendras pas rigueur et que tu comprendras. Aujourd'hui mon Ange je suis enfin prêt à recommencer.
Je me relève doucement et regarde une dernière fois la photo où tu me souris tendrement.
-A mon tour maintenant de te le dire. Adieu mon Ange.
Je souris à travers les larmes qui naissent dans mes yeux. Je sais que je prends la bonne décision. Je sais que pour continuer je dois marcher vers l'avenir et non ressassé le passé. Je sais que c'est ce que tu m'aurais demandé de faire Bill...
Un vent plus fort me fouette le visage et me pousse vers la grille pour sortir. Oui mon Ange, moi aussi je t'aime.
Je me retourne doucement, laissant derrière moi la douleur et le chagrin de ta disparition pour avancé vers une nouvelle vie dans laquelle tu auras ta place aussi Bill. Je ne t'oublierais pas, je ne t'oublierais jamais.
Tu continueras de vivre dans mon c½ur et dans quelques années on pourra vivre la vie dont on avait rêvés.
Je passe la grille et la referme lourdement après moi. Un dernier regard vers toi, un dernier sourire. Une main se pose sur mon épaule. Gabriel. Je me retourne doucement vers lui en souriant. Plus de larmes, juste du bonheur. Pour toi, pour lui, pour nous.
A très bientôt mon Ange. Je t'aime.
ENDE.
Dite moi toutes vos impressions !
Biouux les filles <3


