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Suite ce soir les filles.
Vous n'aime <3



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Ahem... Oui je sais je devais posté hier soir mais euuh... Comment dire?
J'étais pas dans un état qui le permettais on dira XD !
Bon, je me rattrape et je vous poste aujourd'hui, j'espère que vous m'excuserez de mon retard.

J'ai hâte d'avoir votre avis sur la scène à venir parce que j'ai vraiment vraiment ramé à l'écrire...

biouuux mes lectrices de mon coeur <3


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Elle ne répond pas et se contente d'émettre un rire cristallin qui sonne horriblement faux.
Je respire de plus en plus fort et je sens son genoux faire des vas et vient contre mon sexe. Je ferme les yeux et essaye de me calmer. Il faut que je la repousse. Je dois la repousser.

-Arrête bordel. Je chuchote incapable de le dire plus fort.

-Arrête moi... Dit-elle en se rapprochant de moi pour me mordiller le lobe de l'oreille.

Mes sens s'affolent. Je me fiche pas mal d'elle, je ne l'aime pas, elle ne m'attire pas non plus mais ce qu'elle me fait calme les effets du manque sur moi. C'est comme ça, je dois compenser la drogue par le sexe. Du moins pendant un moment ça peux marcher mais je veux pas, je veux pas la toucher, je veux pas qu'elle me touche. Pourquoi je ne réagis pas ? Pourquoi mon corps reste immobile et pire, réagis à ses attentions ?

Je me mords la lèvre à sang. Sa main se pose sur mon torse et descend en exerçant une légère pression. Non, non fais pas ça putain...
Mais elle ne semble même pas comprendre que je panique à fond les manettes et pose sa peau sur mon érection naissante.

-Hum... T'es déjà bien dur dis moi... Murmure-t-elle d'une voix suave en gémissant dans le but de m'exciter d'avantage.

-Nan...Han... Arrête Mandy, bordel... Tom... Je.... Je la supplie toujours immobile. Il faut qu'elle s'arrête parce que moi, j'en ai pas la force.

Elle me fait un rictus mauvais et glisse sa main dans mon boxer. Ses doigts me caressent et je dois bien avouer que, malgré moi, j'adore ça. Mes hanches partent d'elles même vers l'avant et je rejette la tête en arrière contre les vitres de la petite armoire.

-Non Mandy, j'ten priiiiiiiis.... Aaaahhh – rrête.

-T'as l'air d'aimer ça pourtant. Remarque-t-elle en embrassant ma machoire.

Un éclair de lucidité me traverse. Tom. Mon dieu mais qu'est-ce que je suis entrain de faire là ?
J'ouvre les yeux brusquement et la repousse violemment, si bien qu'elle manque de tomber en trébuchant sur le tapis.

-LACHE MOI BORDEL ! Je cris en me retournant pour prendre appuie sur le lavabo.

Non. Tout mais pas ça. Mon c½ur bat à tout rompre dans mes tempes, je sens mon sang bouillonner dans mes veines, mes mains et mon corps tremblent frénétiquement. J'arrive à peine à respirer normalement. Putain, j'en ai besoin, j'ai besoin d'une putain de dose...

-Va-t-en... J'ordonne à Mandy sans me retourner.

-C'est ça compte la dessus. Je suis chez moi ici et tout ce qui s'y trouve m'appartient. Tom y compris, pigé ? Tom est à moi donc tu l'oublies !

J'ouvre les yeux, que je n'avais pas conscience d'avoir fermé, et me retourne vers elle d'un seul coup.

-C'était quoi ton petit manège là ?

-Je savais bien que t'en avais rien à faire de lui. Regarde je te touche à peine et tu bandes déjà comme un porc.T'es qu'une p'tite Salope, tu m'dégoûtes. C'est même pas le fait que tu sois un mec c'est juste parce que c'est toi. Je penserais pas que mon frère tomberais si bas...

Ma tête tourne. La voix de Mandy me paraît loin, très loin mais pourtant j'entends chaque mot, chaque parole. Je me sens mal, j'ai besoin de drogue. J'ai besoin de m'exploser la veine...
Je tombe à genoux et prend ma tête entre mes mains. J'arrive plus à me calmé je suis en manque, elle à réussit.

-Dégage bordel, vas-t-en Mandy... Casse toi... Je m'exclame en me balançant d'avant en arrière.

Ca raisonne, ça bourdonne dans ma tête. Les murs bougent autour de moi j'ai l'impression que je vais tombé, je suis pris de vertige de haut le c½ur. Mes jambes ne me portent plus je m'effondre par terre allonger. Mon dos s'arc-boute et je me cambre en criant. Ca me fait mal à l'intérieur, ce vide, ce manque... Tom j'ai peur...

Je vois plus trop ce qui se passe autour de moi. Je vois qu'on s'agite, je sais pas trop qui c'est, je vois juste les ombres.

On s'agenouille près de moi et me prend la main. Je la serre de toutes mes forces essayant de me calmé. J'entends la personne gémir de douleur et je reconnais la voix de Tom. Il me parle mais c'est flou. J'essaye de me concentré :

-...Amour... Ca va.... J'suis là, calme toi.

Sa voix m'apaise mais mon dos reste cambré au maximum et mes muscles se contractent douloureusement. J'ai envie de vomir, je dois vomir.

J'essaye de bouger mais rien n'y fais, mon corps est paralysé, possédé par le manque. On me tourne lentement sur le côté. J'imagine que mon teint doit suffire pour qu'il comprenne. J'ai de nouveau un haut le c½ur et je vomis tout ce que mon estomac contient. Pas grand-chose en somme.

Il me bouge de nouveaux et pose ma tête sur ses genoux je crois. Il m'attrape fermement les poignets et les serres afin de m'empêcher de bouger dans tout les sens. Je sens aussi qu'on m'attrape les chevilles mais j'ignore qui. Je suis maintenu au sol, le dos toujours cambré et j'essaye de me calmer. Des larmes coulent sur mes joues sans que je ne puisse les retenir et je suis en sueur. J'ai l'impression de mourir...
Tom parle de nouveaux et cette fois sa voix me parvient beaucoup mieux.

-Mon Ange je t'en pris calme toi, respire longuement et profondément. Ca va aller tu entends ? Tu ne vas pas céder, pas cette fois mon C½ur. J'ai besoin de toi s'il te plais Bill calme toi.

Sa voix se casse et j'entends qu'il commence à sangloter. Pleure pas Tom, pleure pas pour moi je n'en vaut tellement pas la peine.

-Bill... Je t'en pris... Je t'aime...

Mon coeur se calme soudainement comme s'il venait de trouver l'antidote à mon mal. Mon dos se repose par terre mais mes muscles refusent toujours de se décontracter. Continue Tom, continue de parler.

-Je t'aime et je veux encore te faire l'amour comme je te l'ai fais tout à l'heure et je veux que toi aussi tu me fasses l'amour Bill. J'ten pris, ne me quitte pas, j'ai besoin de toi.

Mes doigts se desserrent et sa poigne sur mes bras se relâche aussi lorsqu'il sent que je me calme. T'arrête pas Tom, t'arrête pas...

-J'ai envie de te voir sourire Bill, j'ai envie de te voir rire, que tu sois heureux. Tu vas te sortir de tout ça, je l'sais, j'en suis sûr. T'es fort. A deux on y arrivera. Bébé ouvre les yeux je t'en pris...

Mes jambes se décontractent et mes yeux s'ouvrent doucement. Ma gorge est sèche et me fais mal. J'ai besoin d'eau. J'ai à peine le temps de le penser que Tom me tend une bouteille. Je la débouche et en boit une grande partie avant de retomber comme une masse sur ses genoux. J'arrive pas à croire qu'il à réussit à me calmé rien qu'en me parlant.

Je suis trempé, mes cheveux me collent aux visages et je dois certainement être horrible à voir mais ça ne l'empêche pas de me sourire.

-Tu es beau Bill, tellement beau. J'ai eu peur tu sais. Peur de te perdre.

J'ouvre la bouche pour parler mais il pose son index sur mes lèvres pour m'intimé de me taire. Il à peut-être raison après tout, j'aurais peut-être regretter ce que j'allais lui dire...

Je regarde autour de moi et me rend compte que la personne qui m'a tenus les jambes n'est autre que la mère de Tom. Je me sens soudain très mal. Tom me disait des choses vraiment...intime. Enfin au moins elle sait que nous somme ensemble lui et moi et elle n'a pas l'air de le prendre mal.

-Va le coucher. Je te ramène un cachet et un gant de toilette d'eau froide pour faire baisser sa fièvre. Pas un mot à ton père Tom.

Il hoche la tête et je sais qu'elle parle de notre relation. Peut-être que si elle est prête à accepter son père lui ne l'ait pas. Je ne dis rien. J'ai plus la force de parler et encore moins celle de bouger. Je ferme les yeux et sens qu'on me soulève lentement. Je sais que c'est Tom alors je ne fais rien et me laisse guider jusqu'à sa chambre.

Ma tête rencontre le moelleux de l'oreiller et je soupire d'aise. Tom me pose un gant de toilette froid sur le front ça me fais du bien et puis il me fais avaler un cachet juste avant de m'embrasser furtivement les lèvres.

-Je reste près de toi Bill. Dors. Soit tranquille.

J'ai envie de lui dire. Il faut que je lui dise.

-Tom ?

-Hmm ?

-Avant que je... ne fasse ma crise de manque je...Mandy elle m'a...

-Je sais Bill. Je t'ai entendus crier alors je me suis précipité dans la salle de bain et quand j'ai entendus la voix de ma s½ur j'ai écouté. Je ne t'en veux pas, elle est un peu folle par moment. J'imagine ce qu'elle a dut te faire. Elle n'a jamais supporté que quelqu'un d'autre qu'elle ne me touche. Je suis désolé. J'aurais dut empêcher ça.

Mais pourquoi tu t'excuses Tom ? C'est à moi de m'excuser. Je me suis laisser faire, j'ai aimer...
Je vais pour répliquer mais de nouveaux il m'arrête avec son index.

-Dors maintenant. On parlera demain. Je t'aime.

Il remet en place le gant de toilette et puis me recouvre d'un drap.

Moi aussi Tom, moi aussi je t'aime.




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Alors alors? Je suis pardonné pour mon retard?

Keith ==> J'avoue ne pas avoir eu l'idée pour le "elle crie au viole..." Domage parce que une fois que tu me l'as dis j'avais vraiment vraiment envie de l'écrire !
Ben oui hein, sadique powaaaaaaaaa<3 LOL.

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Merkiiii à vous toutes les filles pour tout vos commentaires sur ma fic ET aussi sur le Lemon que j'ai écris. je suis contente qu'il vous plaise :)

Celia ==> oui oui je suis inscrite sur le forum de Nokaia ( Angilyra ), et donc ce Lemon est bien de moi lol ^^.

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Bien bien pour la suite je ne sais pas trop trop quand elle arrivera mais je vous posterais certainement un nouvel OS dans les jours à venir... ET aussi un nouveau Lemon !
Donc de toute façon vous ne resterez pas sans rien pendant longtemps, no soucy !

Gros biouuuuux les Filles <333333.

# Posté le vendredi 30 mai 2008 11:17

Modifié le samedi 31 mai 2008 10:32

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Coucou les filles...
Bon c'est pas encore une suite je suis désolée. xD.
En faite j'ai fais une vidéo sur mon prochain OS ( ma toute première vidéo Attention xD xD ) et j'aimerais vous la montré et aussi que vous me disiez si ça vous donne envie ou non de lire mon OS ( que je posterais certainement sur ce blog xD....

Voilà c'est Ici.


J'ai passé beaucoup de temps à la faire et j'ai essayer de m'appliqué mais je maîtrise pas encore super le truc donc c'est pas méga top.

Alors? Je le poste cet OS?

Biouuux mes tite lectrices de mon coeur <3

# Posté le lundi 02 juin 2008 12:18

OS Première partie.

OS Première partie.


Bon aller les filles.
Je vous poste le début de mon OS. Merciii beaucoup pour vos compliments sur ma vidéo <3.
Ca m'touche trop.
J'espère que l'OS vous plaira !
Il est en trois partie hein :$ !

Gros gros biouuux. (J'me grouille j'ai po le temps là :$:$:$ !)

J'vous n'aimmmme <3


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POV Tom.

Je pousse la lourde grille en fer et m'engouffre doucement dans ce lieu où tu reposes. Il fait chaud. L'été est déjà bien entamé. Un léger vent parfumé caresse mon visage et j'ai l'impression que tes mains se glissent dans ses bourrasques pour me faire arrivé plus vite vers toi.

Je te vois de loin étendus à l'ombre d'un arbre. J'imagine tes yeux clos et cet air paisible sur ton visage angélique alors que tu sembles endormi. Je sais que tu m'attends et je m'efforce de vouloir avancer plus vite mais mes jambes refusent d'accepter la vérité. Je m'approche doucement, une larme glisse sur ma joue et vient mourir sur mes lèvres.

Je pleure aujourd'hui mon Ange parce que je sais que je vais devoir te dire Adieu.


Quelques mois plus tôt.



Mon crayon glisse sur le papier lentement. Je ne regarde pas vraiment ce que je dessine, je gribouille en faite. J'arrive pas trop à me concentrer. Mes yeux le fixe lui, je le regarde se concentrer, râler contre lui-même, gommer, recommencer, sourire, soulever sa feuille pour contempler son ½uvre.
Il souffle et s'attache les cheveux juste avant de remonter ses lunettes de vue sur son nez et de se remettre au travail.
Il a une telle grâce dans ses gestes, une telle sensibilité que rien qu'en le regardant n'importe qui serait touché par son charme.
Je le suis. Je le suis désespérément.

Qui est-il ? Bill. Bill Kaulitz. On est ensemble dans la même école d'art depuis deux ans maintenant. On passe beaucoup de temps tout les deux, il est très proche de moi tout en étant très loin. J'ai l'impression de le connaître et à la fois il me semble totalement inconnu.

C'est bizarre comme sensation, seul lui arrive à me la faire ressentir mais je sais que maintenant je ne pourrais plus me passer de ses moments que je passe avec lui. On est ami, oui on peut dire ça comme ça. Je crois qu'il m'aime bien. Je ne sais pas trop en faite, il est plutôt introverti et pas du genre à montrer ce qu'il ressent.

J'aimerais être plus important pour lui, faire partie intégrante de sa vie mais il me semble si loin parfois, si mystérieux. Comme s'il cacher quelque chose de très sombre, comme s'il souffrait en silence d'un mal qu'il ne peut révélé à personne.

J'en fais peut-être un peu trop. Je ne sais pas. Quand il s'agit de lui je ne m'en rends pas vraiment compte.
J'oublie peut-être l'essentiel. Me présenter.
Je m'appelle Tom, j'ai 20 ans et je suis en deuxième année d'école d'art à Berlin. Physiquement je suis plutôt mignon d'après ce qu'on me dit. Mes longues dreads blondes sont attachées et cachées sous un bandeau et une casquette de « rappeur » comme s'amuse à le dire Bill. Je m'habille en XXL : Baggy, et T-shirt très large.

Bill lui, c'est l'opposé de moi. C'est un Androgyne comme le dise beaucoup de gens. Il à de long cheveux noir corbeau qui lui tombe sur les épaules gracieusement, des yeux noisettes cernés de noir qui lui donne un regard profond dans lequel je pourrais passer des heures et des heures sans jamais me lassé.
Il est beau.
Je ne suis pas attiré par les garçons, enfin je ne crois pas l'être, je ne me suis jamais posé la question en faite, je suis attiré par lui c'est tout.

Il s'applique encore sur son dessin et moi je continue de le fixer. J'ai toujours l'impression de regarder un Ange. Il remet une mèche de ses cheveux derrière son oreille et puis lève les yeux vers moi. Il doit sentir que je le fixe.
Il me sourit et me fais un clin d'½il avant de réajuster de nouveau ses lunettes et de se remettre au travail.

Je soupire et regarde ma feuille encore blanche. Il me reste 15 minutes pour rendre un projet relativement correct et je dois avouer que j'ai beaucoup plus envie de le regarder que de dessiner.

Je ne me suis jamais posé la question de ce que je ressentais pour lui. De l'amitié c'est certain, une attirance très forte probablement, de l'amour... ? J'en sais rien.

La cloche sonne, indiquant la fin du cours. J'ai gribouillé quelque chose à la va vite sur ma feuille, je m'empresse de la rendre et je sors de la salle pour attendre Bill. Il arrive, rayonnant l'air un peu ailleurs comme toujours.
Il à détacher ses cheveux mais oublier ses lunettes. Je sourit et me poste devant lui pour le faire arrêter.
Il sursaute un peu comme réveillé d'un rêve.

-On mange ensemble ce midi ? Je lui demande joyeux en lui enlevant ses lunettes pour les lui tendre. Il les oublie souvent.

Son sourire s'efface et il baisse les yeux et je sens que ce qu'il va me dire ne vas pas du tout me plaire. Mon c½ur s'accélère et mes mains deviennent moites mais je m'efforce de rester calme et de lui sourire.

-Bill ?
-Je crois que maintenant ça sera plus difficile pour nous de se voir tout les deux tu sais.
-Comment ça ? Je demande en fronçant les sourcils, n'arrivant plus à garder mon sourire cette fois. Les battements de mon c½ur double de vitesse...
-je suis avec quelqu'un et... Enfin comme il n'est pas dans l'école je vais manger avec lui le midi et le voir le soir après les cours. On ne pourra plus étudier ensemble mais on se verra toujours en cours ! Ajoute-t-il avec un sourire.

Moi je ne souris pas. Je ne pensais pas que cette phrase pourrait me faire mal à ce point. Il est... Avec quelqu'un. Avec qui ? Comment s'appelle-t-il ? Oui, Bill est gay, il ne le cache pas et l'assume très bien.
Mon c½ur cogne dans ma poitrine et j'ai l'impression d'être vide d'un coup, de l'avoir perdus mais dans le fond, il ne m'a jamais appartenus. Il me regarde et se mordille la lèvre attendant ma réaction.

-Oh ! D'accord. Excuse moi, je ne te dérangerais plus.
-Non... Tom attends !

Je me retourne précipitamment sans lui obéir. Pourquoi ? Parce que je ne veux pas qu'il voie mes yeux humides de larmes.
Je bouscule quelqu'un. Un jeune garçon blond et androgyne lui aussi. Je me retourne un peu pour le voir embrasser Bill passionnément. Bill ne me regarde déjà plus, Bill m'a déjà oublié.

Je marche lentement jusqu'à la bibliothèque essayant de retenir mon chagrin. Mon chagrin... Je ne sais même pas pourquoi je suis triste, ou plutôt peut-être que si je le sais et que c'est justement pour ça que c'est douloureux.

En réalité je l'ai toujours su mais j'ai eu peur. Peur de lui dire, de lui avouer, de tout gâcher. De gâcher se semblant d'amitié qui s'était installé entre nous. C'est comme si nous n'étions pas fais pour être ami.
Je crois que je suis tombé amoureux de lui et ça fait mal. Mal de m'en rendre compte trop tard maintenant qu'il est dans les bras d'un autre.

Je m'assoit à une table et sors une feuille vierge. Mon crayon en main je commence à dessiner son visage. Ses yeux, sa bouche, son nez... Une larme coule sur ma joue alors que le portrait prend forme petit à petit. Ca lui ressemble mais ça ne pourra jamais être exactement lui, ça ne pourra jamais atteindre sa perfection.

Je le finis et le pose devant moi et puis je pose ma tête dans mes bras pour pleurer en silence. Ca me fait bizarre de pleurer, j'avais presque oublié comment c'était d'avoir mal à ce point.
Vous me trouvez ridicule n'est-ce pas ? Vous avez raison, je le suis. J'aurais dut lui dire, lui avouer avant et tant pis pour les conséquences que ça aurait eu au moins il l'aurait su.
Si seulement...

Je ferme les yeux et je crois que je m'assoupis pendant un temps indéterminé.

[...]

Je sens quelque chose me caresser le visage et je gigote un peu avant d'ouvrir les yeux et de tomber sur ... Bill.
Je sursaute et me recule brusquement de lui. Il semble peiné pendant un moment et puis il attrape le dessin de lui encore poser sur la table.

-Nan attend c'est un brouillon, il est nul regarde pas ! Je lâche d'une traite ne voulant pas qu'il le voie mais trop tard il l'analyse déjà.
-Il est très beau. Dit-il simplement avant de le reposer doucement.

Je ne réponds pas. Si avant j'aimais sa présence maintenant elle me met mal à l'aise. Je me racle la gorge brisant le silence entre nous.

-Je t'ai vu endormis alors je me suis dis que j'allais venir te réveiller, la bibliothèque va bientôt fermée. Je suis venus te proposé de t'accompagné chez toi, j'ai un peu de temps je dois rejoindre Andy dans une heure seulement.

Andy. Andy... Ce nom bourdonne dans ma tête et se répète comme un disc rayé. Il le prononce avec tellement de... Douceur, ou alors c'est juste moi qui débloque.
J'ai envie d'accepter sa proposition mais en même temps plus je passe de temps avec, plus j'ai mal. Je n'arrive pas à le regarder en sachant qu'il appartient à quelqu'un d'autre, je ne peux pas l'entendre parler en sachant que jamais je ne toucherais ses lèvres.

-Tom ? Appelle-t-il en me sortant de ma rêverie.
-Non merci, je vais rester encore un peu et je rentrerais plus tard. Merci de ta proposition quand même.
Mon ton est plus froid que je ne l'aurais voulus mais je n'ai pas pu m'en empêché. Chaque minute, chaque seconde je n'arrête pas de penser à lui et Andy. C'est au dessus de mes forces.

-Excuse moi. Tu peux y aller s'il te plais j'ai des choses à faire !

Je l'envoie presque chier et ça me fais autant de mal que de bien. Il faut que j'extériorise, c'est le seul moyen que j'ai trouvé.

-Très bien. Je pensais que ça t'aurais fais plaisir puisque tout à l'heure tu as eu l'air peiné qu'on ne puisse plus passé autant de temps ensemble. Dit-il toujours calme mais l'air cependant attristé.

Je ne peux pas. Je supporte pas son air triste pour notre... Amitié ? Est-ce qu'il y en à seulement eu un jour entre nous ? C'est comme si j'étais né pour l'aimer d'amour, je ne pourrais jamais le voir autrement et puisque pour lui ce n'est pas le cas je préfère tout arrêter tout de suite.

-Arrête de te croire le nombril du monde un peu. Tu n'es pas le centre du mien et tu ne le seras jamais. Maintenant je te le répète un peu plus directement : Casse toi je dois bosser.

Son regard se voile. Je sais que je lui ai fais du mal, j'en suis conscient. Pour lui notre Amitié devait compter sans doute...
Si tu pouvais lire mon C½ur Bill, ce n'est pas de l'agressivité mais de l'amour que tu y verrais.
Il se lève brusquement en renversant sa chaise. Des regards se tournent vers nous, je n'y prête pas attention. Il attrape mon dessin et le chiffonne pour me le balancer à la figure.

-Je te croyais différent. Tu n'es un pauvre con Tom, t'as rien compris.

D'un revers de main il balance toutes mes affaires par terre. Des feuilles s'envolent dans la bibliothèque et mes livres tombent dans des bruits sourds sur le sol. Ses yeux sont brillants, brillants de larmes. Il secoue la tête et sort en courant en plaquant sa main sur sa bouche.

Je reste là, immobile. J'accueil la douleur qui vient de s'installer dans mon c½ur brisé. Je me sens vide et seul. Comme si une partie de moi m'était enlevé. Etrange sentiment, j'aurais aimé ne jamais avoir à le ressentir.
Je l'aime. Il me hait. Drôle d'antithèse.


[ Deux semaines plus tard.]


Deux semaines. Deux putains de semaines que je survis difficilement sans lui. Je le vois chaque jours et ses regards qui avant était souriant et chaleureux sont aujourd'hui chargé de haine et aussi de tristesse.
C'est la première fois que je me sens si mal, si vide. Je ne vis plus qu'avec ma solitude, tous les autres sentiments ont désertés mon corps et mon c½ur. Vous vous dites que j'exagère, que j'en fais trop ?
Vous avez peut-être raison mais c'est parce que vous n'avez jamais aimé comme moi je l'aime.

J'ai eu du temps pour y réfléchir, beaucoup de temps et j'en suis sûr maintenant je suis fou, fou amoureux de lui et le voir chaque jour avec cette espèce de blondasse peroxydée me déchire le c½ur. Enfin ce qu'il en reste.

J'ai plusieurs fois eu envie d'aller m'excuse auprès de lui et de reprendre notre ancienne « relation » mais je sais que je n'en serais pas capable. Je ne pourrais pas le voir dans les bras d'un autre, non c'est au dessus de mes forces.
Alors tant pis je dépéri tout seul. De toute façon ça passera, tout finis toujours par passé. Il faut juste du temps. Beaucoup de temps.


[...]

Je rentre chez moi. Enfin dans ma petite chambre d'étudiant. Je vis seul. Mes parents on décidés que j'étais dans un âge où je devais savoir ce que c'était de se démerder sans l'aide de papa, maman.
Je pose les clefs sur la petite étagère dans l'entrée et puis m'approche de mon bureau sur lequel gît des dizaines et des dizaines de dessins. Tous de Bill.

Pourquoi faut-il que je l'aime lui ? Pourquoi faut-il qu'il m'obsède comme ça ? Je m'assoit sur mon petit lit une place juste derrière et prends ma tête dans mes mains.
J'ai envie de pleurer mais aucune larme ne sort. Mon c½ur est sec, vide, sans vie. Il n'y à plus rien à évacuer. Mes yeux me brûlent et ma lèvre inférieure tremble.
J'ai envie de hurler, de crier, de frapper, d'extérioriser mais je n'y arrive pas. Je reste là immobile noyer dans ma douleur.

Toc, toc, toc...

Je sursaute brusquement en entendant les coups dans la porte. Je regarde l'heure, il est 22 heures passées. Qui peut bien venir à une heure pareille ?
Je me lève en traînant les pieds et jurant contre cet empêcheur de tourner en rond.
Je chope les clefs, les glissent dans la serrure et ouvre doucement la porte. Mes yeux fixent le sol et rencontre un jeans noir ainsi qu'une paire de santiag noir et rouge que je reconnaîtrait entre mille puisqu'elle appartienne à ....

-Bill ? Je m'exclame surpris en relevant les yeux vers lui.
Il me regarde, ses yeux sont chargés de larmes et il semble anéanti. Il respire très vite et très fort. Je l'entends et je le vois. Son torse monte et descends à un rythme effréné. On reste immobile, je ne sais pas quoi faire, quoi dire. Je sens mon c½ur battre vite, très vite comme s'il vivait de nouveau.

-Pourquoi Tom ? Demande-t-il alors qu'une larme dévale sa joue pour mourir sur ses lèvres.
J'ai des tonnes de questions à lui poser, des tas de choses à lui dire et à lui avouer et pourtant la seule qui sort de ma bouche à ce moment c'est :
-Pourquoi quoi ?
Ses épaules se soulèvent et il se met à sangloter bruyamment.
-Pourquoi je n'y arrive pas ? Pourquoi ? Je te jure que j'ai essayé, je voulais vraiment y arriver mais... C'est plus fort que moi.

Il pleure carrément cette fois et des traces noires glissent sur ses joues en même temps que ses larmes. Je me sens totalement perdus, je ne comprends pas ce qu'il dit, j'aimerais lui demander mais ma bouche refuse de lui parler, de lui demander, de lui poser la question...

-J'ai pas le droit Tom, je peux pas. Je ne veux pas te faire de mal, je ne me le pardonnerais pas.

Du mal ? Mais Bill tu m'en fais déjà tellement. Il baisse les yeux et je vois ses épaules continués de se soulever de plus en plus rapidement aux rythmes de ses trop nombreux sanglots et je ne comprends toujours pas. Qu'est-ce qu'il n'a pas le droit de faire ? Me faire du mal pourquoi ? Qu'est-ce qu'il me raconte. Je ne comprends pas, j'ai toujours cru que je n'étais qu'un ami comme les autres pour lui mais à l'évidence vu son état et ses paroles je me suis lourdement trompé.

C'est horrible de le voir comme ça et pourtant parallèlement je me sens revivre. Je suis important pour lui, de quelle manière je l'ignore mais il à besoin de moi.

-Bill calme toi tu veux ? Entre et explique moi ce qu'il se passe.
Je me pousse un peu de l'entrée pour qu'il puisse passé mais il se recule brusquement et pleur de plus bel.

-Non. Non, si je rentre je risque de faire et dire des choses que je regretterais. Je ne veux pas. Je ne peux pas.

Il respire de plus en plus vite et je dois avouer qu'il commence à m'inquiéter. Je m'approche de lui et il se recule encore me suppliant de ne pas l'approcher mais bientôt le mur l'arrête. Il s'y colle et y plante ses ongles alors que mon corps se colle presque au sien.

-Non Tom. Non ne m'approche pas. Vas-t-en ! Sanglote-t-il désespéré.
-Bill, tu me fais peur. Je t'en pris viens, explique moi. Essaye de te calmer.

Je commence à ressentir toute sa détresse et à mon tour je sens mes yeux me piqués. Je m'approche encore et avant qu'il n'ait pu s'enfuir ou dire quoi que ce soit je lui attrape le poignet et le ramène contre moi pour l'emprisonner dans mes bras.

Il se débat, il me frappe, il cris contre mon torse, il sanglote mais je ne lâche pas prise. Je le serre davantage et glisse mes doigts dans ses cheveux en les serrant doucement. Ses mains passent dans mon dos et ses ongles rentrent dans ma peau brusquement alors qu'il me cri de nouveau de le lâcher.

Petit à petit ses forces s'affaiblissent et il se contente de s'accrocher à moi en pleurant de toute son âme. Je desserre mon étreinte et caresse doucement ses cheveux et son dos. Mes lèvres se perdent dans ses cheveux et les embrassent tendrement.
Ca me fait tellement de bien de l'avoir si près de moi et à la fois tellement de mal.

Il n'oppose plus aucune résistance et je peux enfin le faire entrer dans ma chambre sans qu'il n'ameute tout le voisinage.
Je l'assoit sur le lit et lui donne un verre d'eau qu'il prend sans grande conviction.

Le silence règne dans la pièce on entends juste les reniflement régulier de Bill et ses derniers sanglots.
Il à l'air épuisé, anéanti et je m'en veux presque d'être si triste alors que lui à l'air carrément au bord du suicide.
Je m'approche du lit et m'assoit à côté de lui doucement, je ne veux pas le brusquer pour qu'il me refasse une crise encore. Je me mord la lèvre et remonte ma main vers son visage pour remettre une mèche de ses cheveux derrière son oreille. Il renifle et fixe le verre d'eau.

-Pourquoi Tom. Pourquoi.
Encore ce mot...
-Pourquoi quoi Bill ? Qu'est-ce qu'il se passe ?
-Pourquoi je ne peux pas contrôler mon c½ur, pourquoi même en lui ordonnant de ne pas t'aimer il s'y obstine ?

Je sursaute et mon propre c½ur manque un battement. M'aimer ? Lui ? Mais...

-Je comprends pas bien là Bill, tu sors avec Andy depuis deux semaines comment tu peux dire que tu m'aimes ?
Il sourit tristement.
-Je t'ai toujours aimé. Depuis ce jour il y a deux ans où je t'ai vu entrer dans la classe jusqu'à maintenant. J'ai essayé de t'oublier, j'ai essayé de passer à autre chose, de me dire que toi et moi c'était impossible mais je n'y arrive pas. J'ai rompus avec Andréas si tu veux tout savoir. Je te demande pardon Tom, j'ai tout gâché, j'ai gâché notre amitié à cause de ça mais je t'en pris j'ai besoin de toi, je t'en pris reparle moi. J'apprendrais à ne plus t'aimer je te le jures mais je n'arrive pas à vivre sans toi.

J'analyse tout d'un seul coup et je sens une bouffé de joie envahir mon c½ur. Il m'aime alors ? Il m'aime vraiment ? Je souris, même si je n'avais pas voulus je n'aurais pas pu m'en empêcher, je me sens heureux, tellement heureux d'un coup. J'attrape sa joue et tourne son visage vers moi. Des larmes pétillent dans mes yeux, des larmes de joies. Je l'aime tellement. J'essuie ses joues avec mes pouces et lui sourit comme un dément.

-Pourquoi tu veux m'oubliais Bill ? Tu n'as jamais pensé que moi aussi je pouvais t'aimer à en crever ? Que c'est pour ça que je ne te parler plus parce que j'avais mal de te voir avec lui ?

Ses yeux s'écarquillent et contre toute attente il refond en sanglots. Mais pas des sanglots joyeux non, des sanglots douloureux dans lesquels je ressens tout son désespoir, toute sa détresse.
Il enlace ma taille de toutes ses forces et se met à pleurer fort, très fort.

-Non Tom... Non... Ne m'aime pas je t'en pris, non. Je ne supporterais pas de te faire du mal. Je t'en pris.

Il respire difficilement et pleure bruyamment contre moi. Je suis totalement déboussolé, je ne comprends plus rien. Pourquoi je ne dois pas l'aimer ? Et pourquoi me ferait-il du mal ?
Je le relève et attrape son visage en coupe de nouveau le forçant à me regarder.

-Bill. Qu'est-ce que tu me caches ? Je demande mes yeux se remplissant de larmes.
-Je... Il hoquette et son souffle se bloque à plusieurs reprises l'empêchant de parler.
Je sens une larme quitter mon ½il pour glisser sur ma joue.
-Je t'en pris. Dis le moi. Je t'en pris. Je le supplie en secouant son visage.
-Je vais mourir Tom. Lâche-t-il dans un sanglot de désespoir.

Je reste immobile, les yeux fixant le vide. J'ai mal entendus, il faut que j'ai mal entendus. Ce n'est pas possible, non c'est impossible.

-Non... Je murmure ma lèvre tremblant sans que je ne la contrôle.

Je n'arrive plus à reprendre mon souffle, j'aimerais pleurer et hurler mais je n'y arrive pas. Je sais qu'il ne plaisante pas, il ne plaisanterait pas sur un sujet si grave que celui là. Je tiens toujours son visage mais lui à baisser les yeux et pleure en me murmurant des « désolé » dans une litanie sans fin.

-Non ! Je répète plus fort en le secouant un peu. NON ! NON C'EST PAS POSSIBLE ! Je cris carrément en l'attrapant par les épaules pour le secouer.

Il ne fait rien, ne dit rien mais pleure et pleure encore impuissant face à la douleur qui nous submerge. Je sens mon monde s'écrouler autour de moi, j'ai l'impression de mourir à petit feu, lentement, trop lentement en ayant le temps de sentir la lame du poignard qui me transperce le c½ur.

Je me sens brusquement en colère, en rage contre la vie de vouloir me l'enlever, d'être si injuste, si cruelle. Je secoue Bill de plus en plus fort ne me rendant pas compte que je lui fait mal et le détruit de l'intérieur. Je continue de crier, de hurler qu'il n'a pas le droit, que j'ai besoin de lui et il ne dit rien. Il subit et pleure de toute son âme.

-POURQUOI ? POURQUOI BILL ? Je t'aime bordel, je t'aime à en crever t'as pas le droit de me dire ça, pas le droit de m'abandonner.
Je hoquette, je sanglote, mes épaules se soulèvent dans un rythme rapide et je ne sais même pas comment je fais pour respirer. C'est comme si on m'arracher le c½ur à vif, je n'arrive plus à gérer, à contrôler la douleur, j'ai mal, mon dieu si mal...

Je me sens si impuissant et à la fois si égoïste d'avoir mal à ce point alors que lui va bientôt mourir. J'arrête de le secouer et il s'effondre sur le lit en pleurant. Il n'a plus de force, plus de force pour parler ni pour garder les yeux ouverts, c'est à peine s'il en à encore assez pour respirer.

Et moi. Moi je reste assis les yeux dans le vide cherchant une solution qui n'existe pas. Il n'y a pas de solution, il va mourir et je ne pourrais jamais rien faire pour l'en empêcher.
Des larmes glissent sur mes joues, je n'arrive même plus à les contrôler, j'ai envie de mourir tant ça fais mal.

-Vas-t-en. Je chuchote à Bill n'ayant plus de voix pour réussir à lui dire plus fort.
Je baisse les yeux. Il faut qu'il parte, je n'y arrive pas, je n'arrive pas à le voir en sachant que je vais le perdre. Non, je ne veux pas.
Il se redresse et s'agenouille devant moi, posant sa tête sur mes genoux en pleurant. Il à l'air d'un enfant. Si fragile, si innocent, un enfant que la vie n'épargnera pas. Il fredonne quelque chose la voix cassée.


« Ich will da nicht allein sein, lass uns gemeinsam In die nacht...
Irgendwann wird es Zeit sein, lass uns gemeinsam In die nacht. »

J'écarquille les yeux et sanglote de nouveau. Ces paroles je les connais tout simplement parce que c'est moi qui les ai écrite.

-Vas-t-en Bill ! Je t'en supplie vas-t-en !
Il relève vers moi un regard larmoyant et suppliant. Il à presque l'air coupable mais coupable de quoi ? De vouloir vivre ?

-Tom... Je t'aime.
-VAS-T-EN ! Je hurle en me levant brusquement, le faisant tomber à la renverse.


Des larmes jaillissent de nouveaux de mes yeux. Il faut qu'il parte avant que mon c½ur n'explose.
Je l'entends étouffé un sanglot dans sa main et puis il part en courant laissant la porte ouverte après lui.


Je tombe à genoux par terre, mes jambes ne me portent plus, ne porte plus la douleur qui m'habite.

Mes doigts s'enfoncent dans la moquette, mes yeux me brûlent, mon c½ur tambourine dans ma poitrine et mes tempes. Je frappe du poing par terre et puis brusquement me relève et attrape tout les dessins de Bill sur mon bureau pour les jeter à travers la pièce. Je hurle de rage et de douleur.

Je balaye violemment mon bureau d'un coup de bras, tout tombe sur le sol dans un grand fracas. Je frappe, j'arrache, je déchire, je cris, je cris à n'en plus finir, je pleure à m'en déchiré l'âme et puis vidé, épuisé je m'effondre sur le sol en sanglotant misérablement.

-Bill... Je souffle dans un dernier effort.
Je me recroqueville sur moi-même, repliant mes jambes sur mon torse en position f½tale.

Et puis, la rage ayant quitter mon corps pour faire place au désespoir je me rends compte que je lui ai dis de partir comme s'il venait de faire quelque chose de terrible. Je me relève en sursaut paniqué à l'idée qu'il puisse faire une connerie et sors en courant de la chambre sans en fermer la porte.

Je dévale les escaliers le c½ur battant à tout rompre, je ne sais même pas comment je fais pour ne pas tomber mais peu importe, ce qui compte c'est que je le retrouve. Je m'en veux tellement de m'être laisser aveuglé par ma colère. Ma colère contre cette vie qui va nous séparer, qui va me le prendre.

Je me remets à pleurer en poussant la porte d'entrée. Je cours à travers le campus universitaire en criant son prénom priant pour qu'il soit encore là. Je le vois de loin marché les yeux vers le sol. Mon c½ur se gonfle et je me mets à courir vers lui en l'appelant. Il s'arrête lorsqu'il entend ma voix et reste immobile croyant sans doute à une hallucination.

-BILL ! Je hurle de nouveau mon c½ur s'accélérant à chaque pas.

Cette fois il se retourne vers moi et je souris à travers mes larmes. Il fait un pas, puis un deuxième et se mets à courir à son tour vers moi. Nous sommes qu'à quelques mètres l'un de l'autre et pourtant j'ai l'impression que des éternités nous séparent. Son visage se fait de plus en plus net, il est ravagé par le chagrin et des larmes continuent de coulées sur ses joues.

On arrive l'un en face de l'autre mais on n'arrête pas de courir. Il se jette dans mes bras en pleurant et moi je le serre, je le serre fort et je pleure et il pleure.

-Pardon, Tom. Pardon. Pleure-t-il la voix cassée contre mon torse.

Je hoquette et embrasse ses cheveux puis attrape son visage dans mes mains alors que ses mains se posent sur les miennes, et pose les lèvres frénétiquement sur chaque partie de sa peau que je peux atteindre. Son front, ses yeux, son nez, ses joues. Je m'arrête quelque secondes et puis dépose brusquement ma bouche sur la sienne, un baiser remplis d'amour mais aussi de désespoir. Je me recule vivement comme brûlé par le contact.

-Je t'aime ! Je m'exclame avant de l'embrasser de nouveaux brutalement. Je t'aime tellement Bill. Je l'embrasse une dernière fois et le serre fort contre moi, calant sa tête sur mon torse, serrant mes bras autour de son cou comme pour le protéger. Il m'enferme dans ses bras et dans le silence de la nuit seul nos sanglots raisonnent.

On reste quelques minutes comme ça l'un contre l'autre à pleurer en silence, à partagé notre douleur.
Ses sanglots se calmes, les miens aussi. Je me recule doucement de lui et il relève les yeux vers moi. J'essuie les traces de maquillage qui souillent ses joues avec mes pouces et lui fait un faible sourire.

-Je te demande pardon Bill. J'ai été tellement aveuglé par ma douleur que j'ai agis égoïstement, je m'en veux, je n'aurais jamais dut te parler si durement. S'il te plait pardonne moi.
Sa main remonte sur mon visage et caresse doucement ma joue et il pose avec douceur son index sur ma bouche.
-Chut. Oublie tout. Embrasse moi. Chuchote-t-il en passant son regard de ma bouche à mes yeux.

Je ferme les yeux et penche doucement la tête. Je sens son souffle sur mes lèvres, il est rapide et chaud il se mélange au mien. Je frôle doucement sa bouche, juste un effleurement. C'est notre premier vrai baiser, je veux qu'il soit beau, qu'il soit parfait.
Bill a posé sa main sur ma joue et je glisse mes bras autour de ses reins pour le rapprocher un peu plus de moi. Il souffle d'aise contre mes lèvres et je ne tiens plus, je pose avec une tendresse extrême ma bouche sur la sienne.

On reste immobile un instant, j'ai l'impression que le temps s'est arrêté, qu'il n'y à plus que moi, lui et notre amour. Je ne voudrais pour rien au monde briser la magie de cet instant. C'est si beau, si pur... De l'amour brut comme on en voit plus. De l'amour passion et ravageur. Notre amour.

Bill bouge doucement ses lèvres contre les miennes et scelle notre premier baiser pour entamer le deuxième. Cette fois il glisse sa langue hors de sa bouche et quémande l'entrée de la mienne. Je sens mon bas ventre s'enflammé, ce simple contact m'envoie des décharges dans tout le corps tellement je l'ai rêvé, tellement je l'ai fantasmé.

Notre échange devient plus fougueux, plus passionné. Bill entoure mon cou de ses bras et nos corps se collent comme s'ils avaient été crées pour s'emboîter. Mes mains remontent dans son dos pour aller se perdre dans ses cheveux. Il soupire contre ma bouche et puis on se recule lentement sans vraiment le vouloir mais le souffle nous manque.

Mon front se pose sur le sien et je l'embrasse du bout des lèvres avant de lui sourire et de prendre ses joues entre mes mains.
Je lui murmure un « je t'aime » silencieux. J'ai l'impression que ce mot n'est même pas assez fort pour décrire mes sentiments envers lui. Ce n'est même plus de l'amour, c'est de la folie. Je suis fou de lui, je l'aime à en mourir. Je donnerais ma vie pour lui, malheureusement ma vie n'est pas suffisante pour sauver la sienne.

-Viens on rentre. Je chuchote tendrement.
Il hoche la tête et on retourne serrer l'un contre l'autre chez moi.

...




Alors alors? Cette première partie?
J'attends vos verdict siouplais...
J'vous aime les filles.
Biouux <3


***********

Célia ==> C'est justement l'effet que je voulais créer.
Qu'il annonce ça rapidement, brutalement, violemment... Que tombe le voie arrivé comme un poids énorme...
Enfin voilà. Perso moi j'aime bien comme ça :)
Mais j'prend en compte t'inquiiète pas :)
Merci en tout cas <3

# Posté le samedi 07 juin 2008 14:24

Modifié le dimanche 08 juin 2008 17:10

OS deuxième partie.

OS deuxième partie.






Deuxième partie de mon OS.
J'espère que ça vous plaira. MErciiiii pour vos commentaires les filles.
J'vous n'aime <3.

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Le court trajet se fait en silence, il se pelotonne contre moi et renifle de temps à autre. Il à l'air tellement fragile. On arrive à mon étage, la porte est encore ouverte, j'entre et il me suit refermant la porte après lui.
Je rougis en voyant l'état de mon studio. C'est un vrai chantier de guerre. Je m'empresse de ramasser tout les papiers et livres qui traîne par terre mais Bill m'arrête dans mon élan et m'attrape la main doucement.

Je m'arrête et le regarde. Il porte ma paume à ses lèvres et l'embrasse délicatement en fermant les yeux.

-Laisse. C'est rien.
Il s'approche de moi et attrape mes hanches pour coller nos corps. Il me regarde, ses yeux passent de mes mains à mes bras, puis descendent vers mes jambes et remontent sur mon torse caché par mon T-shirt.
Une question me brûle les lèvres et même si je sais que je devrais la retenir elle franchit quand même la barrière.

-Bill ? Combien de temps... Enfin tu... il te...
-chut ! Il m'impose le silence avec son index ayant compris ce que j'allais lui demander. Je t'en pris pas ce soir, on s'est déjà fait trop de mal. Ce soir aime moi. Aime moi comme on peut aimer une personne. Aime moi de tout ton c½ur, de toute ton âme. Je veux t'appartenir Tom, juste une fois, juste cette nuit.

Mon c½ur s'emballe et mes yeux se mouillent de nouveau. Je ne savais pas que mon corps pouvait contenir autant de larmes mais peu importe, là, maintenant c'est des larmes de joie.

J'ai peur. J'ai horriblement peur de regretter ce qui risque de se passer mais tant pis, tant pis pour les conséquences. Cette nuit je veux juste qu'on s'aime.
Il reste face à moi immobile à me regarder, attendant que je fasse le premier geste. Je lui souris et attrape la fermeture éclair de son sweet addidas entre mes doigts pour l'ouvrir lentement.

Il me regarde faire sans parler, sans bouger. Je passe doucement mes mains sur son torse à travers son T-shirt et remonte vers ses épaules pour lui enlever sa veste. Elle tombe par terre dans un bruit de tissu froissé.
Je passe mes mains derrière son cou et détache son collier et puis attrape ses mains pour lui enlever toutes ses bagues.

Je le veux lui, pas de superflu. Juste lui. Je remonte ma main le long de son bras et je le sens frissonner. Je souris et me penche vers ses lèvres pour l'embrasser. Mes bras passent autour de son corps et il approfondit le baiser. Je sens son souffle s'accéléré et notre étreinte devient passionnelle.

Nos langues se rencontrent, se câlinent. On s'enflamme. Mon bas ventre est déjà en feu et je gémis presque dans le baiser lorsque ses mains attrapent mes fesses pour me coller contre son bassin.

J'avance dans la chambre, et le plaque contre la porte un peu durement. Il émet un petit cri dans ma bouche mais continue de m'embrasser avec passion, s'accrochant à ma nuque pour me coller à lui.

J'abandonne sa bouche et descends dans son cou alors que sa tête se rejette en arrière pour me donner un meilleur accès. Ses mains m'enlève ma casquette, détache mes dreads rapidement et retire mon bandeau. Mes dreads retombe dans mon dos et il s'y accroche alors que je lui suçote le cou laissant une petite marque violette.

Ses lèvres se posent sur mon front et serre mes dreads dans un geste possessif. Il me les tire un peu et relève mon visage pour reprendre possession de ma bouche. Je pose ma main sur la porte derrière et colle mon bas ventre au sien. Je sens son érection à travers le tissu de son jeans, elle rencontre la mienne encore prisonnière de mes habits.

Je pose mon front sur le sien et souffle de plaisir contre ses lèvres pendant que je commence un lent mouvement de va et vient contre lui. Il ferme les yeux et sa bouche est entre ouverte laissant passé des soupirs plus ou moins prononcer.

Il ouvre les yeux et relève vers moi un regard voilé par le désir. Il se jette sur mes lèvres passionnément et passe ses mains sous mon T-shirt pour me l'enlever. Je l'aide en levant les bras et le jette dans la pièce. Nos gestes se font de plus en plus rapide et désordonné.

Son T-shirt tombe à son tour dans la chambre, nos torses se rencontre et je sens son c½ur battre la chamade à travers sa poitrine. Il bat au même rythme que le mien, ils sont confondus. J'attrape ses fesses et exerce une légère pression dessus pour le prendre dans mes bras. Il noue ses jambes autour de ma taille et je nous emmène vers le lit.

Il tombe allonger et je suis entre ses cuisses. On reste immobile un instant les yeux dans les yeux, sa main caresse ma joue doucement, il me sourit et je l'embrasse de nouveau.

Ma bouche descend doucement dans son cou, puis sur son torse où je passe ma langue sur ses petits tétons durcis par le plaisir. Il gigote et gémit sous moi, son bassin se soulève faisant de nouveau se rencontré nos sexes à travers nos habits.

Je continue mon avancé et arrive sur son nombril, je passe ma langue dedans mimant l'acte sexuel. On dos se cambre et il s'accroche aux draps.

-Haaan... Tom...

Je crois que c'est un de ses points sensibles et je m'amuse à le taquiner quelques secondes avant de dessiner les branches de son étoile tatouée avec ma langue. Ses doigts se crispent sur les draps blancs et sa respiration est saccadée, il est horriblement beau lorsqu'il prend du plaisir.

Je me redresse sur mes genoux et attrape sa jambe pour lui enlever doucement sa santiag et sa chaussette. Il me regarde faire en souriant et je reproduis le même geste pour la deuxième. J'enlève rapidement avec mes pieds mes baskets et chaussettes et avance à quatre pattes vers lui. Il se redresse à son tour, juste un peu et ses mains se posent sur mon baggy pour déboucler ma ceinture et le faire glisser sur mes jambes.

Je l'aide et me recouche sur lui, entre ses jambes.

-Fais moi l'amour Tom. Me chuchote-t-il doucement en encrant son regard dans le mien.

Je dépose mes lèvres sur les siennes rapidement.

-Je t'aime.
-Prouve le moi, aime moi. Répond-t-il en attrapant mon visage pour m'embrasser.

Je m'exécute et puis descend de nouveau sur son corps, m'attardant encore sur ses points sensible jusqu'à arriver à la limite de son boxer.
Je le regarde. Ses yeux sont fermés et il se mord la lèvre doucement en gigotant un peu le bassin.

-Enlève le moi.

Mon c½ur bats à tout rompre, je n'ai jamais rien fais avec un mec avant et même si j'en ai très envie ça me fait peur. Je me penche et embrasse son sexe par-dessus son boxer.

-Haaaan... Gémit-il en se cambrant.

Je souris fier de mon effet et reproduit mon geste, passant ma langue sur toute sa longueur cette fois et il gémis plus fort en cambrant le dos.
Son souffle est rapide et saccadé, ses poings serrent les draps fortement.

-Tom... S'il te plait...

Je comprends et glisse mes index dans l'élastique de son boxer, il soulève le bassin et je fais glisser le vêtement sur ses jambes. Son sexe se dresse devant moi et je souffle dessus involontairement faisant couiné Bill de plaisir.

Je me sens rougir comme si c'était ma première fois. Enfin, techniquement c'est ma première fois, toutes les autres avant n'ont jamais compter.

-Bill je... Je sais pas trop comment m'y prendre. Je déclare un peu gêné.

Il relève la tête vers moi et me sourit. Je dois avoir l'air horriblement idiot mais je ne me sens même pas mal à l'aise, je lui souris timidement et il attrape ma main pour la poser sur son sexe.

-Fais ce que tu aimerais que je te fasse Tom.

Il bouge doucement sa main dans un lent mouvement de vas et vient et mon c½ur est sur le point d'exploser. Il me lâche lorsqu'il sent que j'ai pris le rythme seul et repose sa tête sur le matelas en gémissant.

-Ca va comme ça ? Je souffle tendrement en continuant de le caresser.

-Oui. Han... Oui, c'est parfait TOm. Va un peu... plus vite !

Je ne lui obéis pas et arrête mon mouvement, en réalité j'ai une bien meilleure idée. J'attrape ses reins avec mes mains et dépose mes lèvres sur son bas ventre, juste au dessus de son sexe. Je m'amuse à le léchouillé avec ma langue et il se cambre dans mes mains, collant son sexe à mon cou.
Je descends doucement et retrace son aine de ma langue, il tremble contre moi et c'est une sensation grisante. Son torse se soulève rapidement et il se mord les doigts pour se retenir de gémir.

Je souris et souffle doucement sur son sexe tendu. Il sursaute et puis j'attrape son gland dans ma bouche. Je passe ma langue autour tendrement et puis relâche son sexe.

-Mon dieu Tom... T'arrête pas, s'il te plait. Quémande-t-il en tremblant.

Je décide de ne plus le faire attendre et le prends en bouche entièrement.

-HAN !

Il soulève son bassin brusquement et son sexe cogne contre mon palet. Je commence un mouvement de vas et vient, je ne sais pas trop si je fais ça bien mais vu les gémissements de Bill j'ai l'air de me débrouillé pas trop mal.

J'aime tellement l'avoir dans ma bouche, sentir son sexe pulser contre mes lèvres, le sentir grossir à l'intérieur de moi. Je ne pensais pas prendre autant de plaisir en lui faisant ça et pourtant à chaque nouveau mouvement je me sens durcir un peu plus dans mon boxer et ça en devient douloureux.

Bill gigote, se cambre, gémit et me murmure à quel point c'est bon. Je crois que mon c½ur ne vas pas tenir le choc tellement il bat vite.
Il attrape ma tête de ses mains et s'agrippe à mes dreads les tirant plus ou moins fort selon le plaisir ressentis.

-Mon dieu Tom... C'est tellement bon. Han... Je t'aime tellement mon Amour...

Son surnom me donne presque envie de le faire venir toute suite, de lui faire touché les étoiles, de lui faire atteindre l'orgasme rapidement mais visiblement il ne semble pas de cet avis parce qu'il m'arrête dans ma tache et me ramène à lui doucement, écartant les cuisses davantage pour que je me positionne bien contre lui.

-Je te veux en moi Tom. Je t'en pris fais moi l'amour.

Des larmes perlent dans ses yeux et il n'a jamais été si beau qu'à cet instant. Ses mains glisse dans mon dos et attrape mon boxer pour le retirer doucement avec mon aide.
Je me retrouve nu contre lui et je me mets à trembler à mon tour. D'envie et aussi de peur, je n'ai jamais fais ça et si je lui faisais mal ?

-Ca va aller, je vais te guider. Susurre-t-il la voix rendue rauque par le plaisir.

Il m'embrasse tendrement et puis prends ma main pour la descendre vers ses fesses. Je le laisse faire le c½ur battant plus que tout. Il écarte les cuisses au maximum et attrape mes doigts pour les frotter doucement contre son intimité.

-Doigte moi doucement mon Ange.

J'obéis et entre lentement mon index en lui. Il se cambre et plisse les yeux.

-Ca va ?
-Oui. Bouge maintenant.

Je le fais et commence un lent vas et vient en lui. Je sens son anneau de chair se resserrer autour de moi et j'imagine déjà être en lui pour le sentir autour de mon sexe. Il à l'air totalement détendus alors je rentre un deuxième doigts en lui tout aussi lentement. Il s'y habitue vite et je vais de plus en plus vite à l'intérieur de lui.

-Haan Tom... Tu me fais tellement de bien. Continue. Plus vite.

Je rentre mes doigts plus fort en lui et il se cambre brusquement en criant beaucoup plus fort. Je m'arrête inquiet et l'interroge du regard paniqué.

-Non mon C½ur. Non, t'arrête pas...

Je reprends alors mon geste et cogne de nouveau plus fort et il cris de nouveau.

-Bill ? Je l'interroge sans comprendre.
-C'est... Ma prostate mon Amour. Mon point... Han... G si tu préfères. Han mon dieu... Viens Tom, prends moi maintenant s'il te plait.

Je retire mes doigts et il m'attire sur lui, entre ses cuisses. Je tremble. J'ai peur. Il caresse ma joue pour me rassurer et m'embrasse tendrement.

-Ca va aller.

Il glisse sa main entre nos corps et attrape mon sexe pour me placer face à mon intimité.

-Vas-y.

Je donne un coup de rein lent et rentre doucement en lui. Il grimace un peu de douleur et je m'apprête à ressortir mais il m'attrape les fesses et me fais entrer entièrement d'un coup en lui.
Je cris de plaisir. Mon dieu c'est si bon...

-Je t'interdis de faire ça Tom. Attend juste... Un peu...

J'attends quelques secondes et puis il amorce lui-même le premier coup de bassin. Je commence donc à m'enfoncer en lui doucement. Il entoure mes hanches avec ses jambes et remonte ses bras autour de mon cou et puis appuie fortement avec son pied sur mes fesses pour me faire aller plus vite.

-Han Bill... Mon dieu c'est... Haaan... Je te sens autour de moi c'est si bon. Je t'aime tellement mon C½ur.

Il sourit et bouge en même temps que moi maintenant alors que j'accélère le rythme. On gémit à l'unisson. Nos bouches se font et se défont rapidement dans des gestes totalement désordonnés mais tellement remplis d'amour...

-Je t'appartiens, je suis à toi Tom.

Je lui donne un coup de rein plus fort touchant sa prostate de plein fouet et il rejette la tête en arrière en criant qu'il m'aime. Je me sens tellement bien, tellement complet dans ses bras, en lui.

-Prend moi sur tes genoux Tom.

Je lui obéis et l'attrape par les reins pour le relever alors que je m'assois sur mes genoux. Il me chevauche et ses jambes se trouvent de part et d'autre de mes hanches. Je presse mes mains dans son dos et il vient doucement m'embrasser, un baiser doux, un baiser d'amour.

Il monte et descends sur moi et je l'accompagne avec des coups de bassins de plus en plus rapide. Il gémit et se cambre contre mes mains. Son sexe frotte contre mon ventre et j'adore la sensation que ça me procure.
Je lui fais l'amour pour la première fois et malheureusement la réalité me rappelle que c'est aussi la dernière. Je le serre fort contre moi et fond littéralement en sanglots sans cesser de le prendre toujours plus fort.

Bill attrape mon visage et me force à le regarder. Il colle son front au mien et embrasse mon visage un peu partout.

-Qu'est-ce qu'il y... Ah... Tom ?
-Je veux pas... que... Ce soit notre... Dernière fois Bill... Je sanglote mes lèvres se mettant à trembler.

Je vois ses yeux s'humidifier et brusquement il me serre de toutes ses forces contre lui et je m'enfonce de nouveau plus fort encore, atteignant sa prostate à chaque coup de reins. Je lui fais l'amour et j'y mets toute mon âme, toute ma douleur.

-Je t'aime Bill... Han... Mon dieu je t'aime plus que tout !

Il prend mon visage entre ses mains et m'embrasse passionnément en pleurant à son tour. Il gémit dans ma bouche et continue de monter et descendre sur moi. Je sens que nous sommes proches de la jouissance tout les deux alors je me stoppe brutalement. Je ne veux pas que ça finisse comme ça, je veux que ça dur encore et toujours que les secondes se changent en siècles...

Je le soulève un peu et me retire m'attirant un regard surpris et frustré de Bill.

-Tom...
-Je veux que tu me prennes Bill. Je murmure en le coupant. Je veux que tu me fasses l'amour. Si ça doit être notre dernière fois, je veux te sentir en moi, au moins une fois.

Il semble un peu perdus mais reprend vite ses esprits et pose doucement ses lèvres sur ma joue.

-Tu es sûr ? Demande-t-il contre ma peau.
-Oui...

Il embrasse de nouveau ma joue et descend de mes cuisses lentement.

-Allonge toi sur le ventre.

J'obéis le c½ur battant et tremblant de tous mes membres. Je suis pétrifié à l'idée de me faire pénétré mais j'en ai très envie et je lui fais confiance. Il s'allonge sur moi doucement, embrasse ma nuque et dégage mes dreads pour couvrir mes épaules et le haut de mon dos de baiser. Je sens son autre main descendre sur ma colonne vertébrale et glisser entre mes fesses alors qu'il continue de m'embrasser un peu partout.

-Non ! Je m'exclame. Il s'arrête surpris et je tourne la tête vers lui. Prends moi tout de suite, je ne veux pas de ça. Je te veux toi en moi.
-Non Tom. S'exclame-t-il vivement. Je ne peux pas, c'est ta première pénétration tu vas avoir mal si je te ne prépare pas.

Je me retourne un peu pour le voir et fixe mon regard au sien.

-Tu ne me feras pas mal, j'ai confiance en toi.

Je tend ma main vers son visage et pose ma paume sur sa joue.

-S'il te plait.

Il se mord la lèvre et me regarde un peu paniqué. N'ai pas peur mon c½ur, je sais que je n'aurais pas mal avec toi. Je lui fais un petit sourire pour le rassurer.

-Remonte ton bassin un peu. Dit-il en prenant mes hanches.

Je m'exécute et me relève sur mes genoux m'appuyant sur mes avant bras. Mon c½ur va exploser, je suis terrorisé et à la fois horriblement excité. Je le sens se déplacé derrière moi, il pose ses mains sur mes hanches et les remonte doucement dans mon dos dans une caresse tendre. Sûrement pour me détendre.
-Bill. Viens. Je murmure avant de changer d'avis.

Son souffle est tremblant, il se rapproche encore plus de moi et je sens son sexe butté contre mon intimité. Ma respiration se fait de plus en plus saccadée. Il me pénètre lentement, très lentement. Je crispe mes doigts et gémis de douleur lorsqu'il est entièrement en moi. Des larmes perlent dans mes yeux tant c'est douloureux. Il le sent et s'arrête.

Il attire mon corps vers lui et colle son torse contre mon dos. Il m'embrasse l'épaule et une de ses mains attrape mon sexe pour le caresser doucement.
Je l'entends gémir sourdement dans mon cou, je sais qu'il se retient et j'essaye de me détendre pour qu'il puisse commencer un mouvement.

-Ca va aller ? Susurre-t-il dans mon cou.

Je hoche la tête et ferme les yeux en me concentrant sur sa main qui me caresse. Il bouge en moi avec une extrême lenteur et petit à petit la douleur laisse place au plaisir.

-Accélère Bill...

Il obéit et va un peu plus vite. Son sexe en moi, c'est une sensation étrange mais aussi horriblement excitante. Je le sens pulsé à l'intérieur de moi, c'est grisant. Je n'ai plus du tout mal au contraire. Je bouge mon bassin à mon tour et il commence un vas et vient rapide et saccadé.

-Han bill... Mon dieu... T'arrête pas...

Le plaisir m'envahis de partout, je me sens perdre pieds, mes jambes tremblent, mon c½ur va exploser. Je gémis et j'entends les gémissements de Bill dans mon cou. J'en peux plus, mes yeux se révulsent alors qu'il me masturbe de plus en plus vite calquant le mouvement de sa main à celui de ses hanches.

-Embrasse moi... Supplie-t-il en tournant ma tête vers lui.

Je ne me fais pas prier et l'embrasse passionnément. Je l'aime tellement. Il donne un coup de rein brutal et une décharge me traverse tout le corps.

-HAN BILL ! Refais... Han... Refais ça...

Il recommence et je me laisse tombé en avant sur mes avant bras pour qu'il puisse me pénétré plus profondément à chaque aller et venus. Je bouge d'avant en arrière de manière saccadée, je ne cesse de gémir et je m'accroche aux draps fortement alors qu'il me fait voir les étoiles à chaque coup de butoir.

-Han Tom... je vais... Je... Est-ce que je peux... HAaaann... En toi ?
-Oui... Oui... Jouis en moi mon Amour.

Il se penche, colle son torse à mon dos en entrant en moi une dernière fois et dans un dernier coup de rein l'orgasme foudroyant le frappe de plein fouet.

-HAN OUI TOM... Je t'aime... Han Mon dieu je t'aiiiiime...

Il continue de me caresser rapidement et je ne tarde pas à le rejoindre lui criant à quel point je l'aime et à quel point c'est bon.
On reste immobile quelques minutes. Il me caresse doucement les flancs et embrasse mon épaule et puis il se retire de moi et on s'allonge côte à côté en se regardant. Il me sourit et m'embrasse les lèvres.

-Ca va ?
-Oui. C'était merveilleux Bill.
-Tu... Euuh... Risques d'avoir un peu mal demain.

Il baisse les yeux. Je sourit et lui relève le menton doucement pour poser délicatement mes lèvres sur les siennes.

-Je t'aime.

Il se rapproche de moi, mes bras entourent son corps comme par réflexe et il se niche contre mon torse en soupirant d'aise. J'embrasse son front, lui murmure un « bonne nuit » avant de fermer les yeux et de rejoindre le pays de Morphée.

[ Ellipse Temporelle ]

Je gigote un peu dans mon sommeil et passe ma main sur les draps m'attendant à y trouver le corps endormis de Bill mais à la place c'est une place vide et froide que je caresse.

-BILL ! Je cris en me relevant brusquement, mon c½ur tambourinant dangereusement dans ma poitrine.

Je le vois alors regarder par la fenêtre. Il est habillé, ses cheveux sont aussi lisse que la veille et mon coup de panique ne l'a pas fait se retourné.
Je souffle un grand coup soulager que ce qui s'est passé hier ne soit pas un rêve, qu'il est bien là près de moi et qu'il m'aime et puis enfile un boxer.

Je me lève et marche vers lui. J'entoure ses hanches de mes bras et dépose un petit bisou dans son cou. Il pose ses mains sur les miennes, je souris et je me plais à penser que nous ressemblons vraiment à un petit couple à cet instant.

On ne parle pas, je regarde la pluie marteler la fenêtre alors que le jour se lève lentement. J'entends Bill renifler et c'est seulement là que je me rends compte qu'il pleure.

-Bill...
-Je suis atteins d'une leucémie Tom. Dit-il la voix cassée.

J'encaisse le coup sans rien dire. Il fallait bien que la réalité nous rattrape de toute façon. Je sens un poids énorme s'installer sur mon c½ur mais je ne dis rien, de toute façon qu'est-ce que je peux dire ?
C'est pas grave, tu t'en sortiras ? Non il ne s'en sortira pas et moi non plus. Comment je vais pouvoir continuer à vivre sans lui ? Devant mon silence il continue en reniflant.

-Normalement je pourrais suivre un traitement, des Chimiothérapies, mais le cancer a été détecté beaucoup trop tard. Je pourrais le faire quand même mais ça ne me ferait gagner que quelque mois. Je ne veux pas faire un traitement si lourd pour prolonger une vie que je ne pourrais, de toute façon, pas vivre.

Je ne dis toujours rien. Mes yeux se mouillent et inconsciemment je le serre plus fort contre moi. Je me sens vide. Juste vide. Je regarde la pluie tombée sourdement sur la vitre comme si le temps lui aussi pleuré notre malheur.

-Tom ?

Je sanglote. Je n'ai pas pu le retenir, il se retourne doucement dans mes bras pour me faire face mais je tourne les yeux. Je n'ai pas la force, pas le courage de le regarder dans les yeux. Ca fait tellement mal.

-Je t'en pris regarde moi.

Je sens de la tristesse dans sa voix. Tellement de tristesse, de désespoir et je me sens égoïste, horriblement égoïste de souffrir comme ça et de ne rien faire pour le soutenir, pour lui prouver que je l'aime.
Je garde mon regard obstinément tourné vers le mur et je sens ses mains m'attraper le menton pour me tourner vers lui. Mes yeux se ferment automatiquement et une larme coule sur ma joue alors que nos fronts se posent l'un contre l'autre.

-Je veux pas te perdre. Je lâche enfin, ma voix partant dans les aigus à cause de mon chagrin.
-Je veux que tu me fasses une promesse Tom.

Je resserre mes bras autour de ses hanches et il attrape mon visage entre ses doigts fins.

-Laquelle ? Je murmure.
-Non. Je veux que tu me le promettes avant que je ne te le dise. S'il te plait.

Je ne comprends pas, ou alors peut-être que je refuse de comprendre parce que s'il me dis ça c'est parce qu'il sait que je refuserais s'il me disait quoi avant.
J'ai peur, je sais que je le regretterais mais je dois le faire, pour lui. S'il en à besoin et que c'est ce qu'il veut alors c'est tout ce qui compte.

-Je te le promets Bill. Quoi que tu me demandes je le ferais.
-Embrasse moi avant s'il te plait.

Son visage est souillé de larmes et il hoquette régulièrement. Cette promesse est-elle si grave pour le mettre dans un état pareil ? J'approche mon visage du sien et embrasse ses lèvres tendrement. Cependant il ne semble pas du même avis que moi puisqu'il s'accroche désespérément à moi et appuie le baiser jusqu'à m'en faire mal aux lèvres mais peu importe, je le laisse faire.

Il se recule en pleurant de plus en plus et mon c½ur bat de plus en plus vite. Je commence à vraiment avoir peur.

-Bill ?
-Je vais partir Tom. Je l'ai déjà signalé à l'école. Je voulais partir hier soir mais je ne pouvais pas me résoudre à le faire sans t'avoir tout dis, maintenant je regrette parce que je vais devoir te faire souffrir et je ne veux pas ça. Tom, s'il te plait, quand je serais partis je te demande de ne pas me rechercher. Je veux que tu te souviennes de moi comme je suis maintenant et pas ravager par ce cancer...
-NON ! Je cris brusquement en le repoussant. Non Bill, non je t'en pris tout mais pas ça, je t'en supplie !

Les larmes perlent sans fin sur mes joues. Non je ne peux pas croire que tout ça c'était la première et dernière fois. Notre premier et dernier je t'aime, notre première et dernière fois...

-Tu me l'as promis Tom, je t'en pris. C'est horrible aussi pour moi...
-NON ! Je hurle de nouveau en laissant explosé mon chagrin et ma soudaine colère. Non, tu mens. Tu fais ce choix seul, tu t'auto mutiles Bill. Dis moi que c'est ce que tu veux mais pas que ça te fais souffrir parce que si c'était le cas tu me demanderais de faire cette chose atroce !

Je tremble de tout mon corps. Trop d'émotions me submerge d'un coup. Je suis horriblement en colère contre lui et je lui en veux mais je l'aime à en crever et ça fait mal et j'en peux plus de tout ça. Je le regarde perdus. Il s'approche de moi mais je brandis mon bras en avant lui interdisant de faire un pas de plus. Je ne veux pas qu'il s'approche pour qu'il me dise qu'il m'aime mais qu'il n'a pas le choix...

-Tom, je t'aime...
-TAIS TOI ! Tu ne m'aimes pas, c'est faux, si tu m'aimais tu n'oserais même pas penser ce que tu viens de me demander. Pourquoi ? Pourquoi tu fais ça ? Tu me fais mal Bill. Tellement mal...

Je tombe à genoux ne supportant plus le poids de la douleur. C'est trop vif, trop piquant, trop présent dans mon corps. Je pose mes mains sur mes oreilles et pleure de toutes mes forces.

-Vas-t-en... Je sanglote dans un dernier souffle.

Non ne me quitte pas Bill. Dans le fond je veux qu'il se jette dans mes bras en me disant qu'il restera avec moi jusqu'à la fin.
Mes bras tombent le long de mon corps et mes mains viennent se posées sur la moquette pour essayer de me raccroché à quelque chose.
C'est comme si tous mes repères avaient été chamboulés. Je ne suis plus accroché à rien ni personne. Je me sens seul et vide.

Il s'agenouille face à moi et relève mon visage vers le sien. Je n'ai jamais autant pleuré de toute ma vie, jamais autant eu mal et je n'ai jamais autant aimé quelqu'un. Je me jette dans ses bras en pleurant.

-Ne me quitte pas Bill, pitié, je n'y arriverais pas sans toi. Je t'aime tellement, tellement fort. Au-delà de la raison, au-delà de tout. Je serais près à donner ma vie pour toi Bill. S'il te plait, ne pars pas, pas maintenant.

Je le serre de toutes mes forces contre moi comme s'il allait s'évaporer d'un instant à l'autre. Je respire son odeur, je relève les yeux et embrasse ses lèvres désespérément. Il me répond avec autant de douleur et grimpe sur mes genoux pour unir nos corps une dernière fois.

-Je te demande pardon Tom. Je suis tellement désolé.
-Tais toi, je t'en pris tais toi. J'ordonne en posant ma main sur sa bouche. Dis moi que tu m'aimes Bill...
-Je t'aime Tom, je t'aime plus que tout.
-Dis moi que t'as envie de moi...
-Tom...
-DIS LE !
-J'ai envie de toi.
-Maintenant ne dis plus rien, ne dis plus rien. Je chuchote en l'embrassant passionnément.


[ Ellipse Temporelle. ]


On a refait l'amour. Cette fois c'était notre dernière fois et je le savais. C'était fort, intense et douloureux mais je ne regrette pas. J'ai finis par accepter sa promesse à contre c½ur mais c'est ce qu'il veut. Rien ne compte plus pour moi que son bonheur, même si je ne sais pas très bien si je peux appeler ça du « bonheur ».

Il est allongé contre moi et je caresse ses cheveux doucement, lentement. Ce n'est plus qu'une question de minutes avant que la vie ne me l'arrache et pourtant je n'ai jamais été si calme. Peut-être parce que plus aucun sentiments ne m'atteins, plus aucun à part l'amour que je porte à Bill. Tout le reste, toute la haine, toute la douleur, toute la souffrance semble s'être envolé. Comme si j'étais un corps sans âme.

Il bouge un peu contre moi, il se resserre d'avantage et je sais que c'est le moment de lui dire Adieu.

-Serre moi fort. Murmure-t-il contre mon torse.

J'obéis. Je le serre fort contre mon corps, contre mon c½ur. C'est la dernière fois que nos peaux se touchent, qu'elles se désirent, qu'elles s'aiment. Je sens de nouveau les larmes me montaient aux yeux mais cette fois je ne cherche pas à les retenir ni à les cacher.

Son visage d'Ange me fait de nouveau face. J'efface les larmes sur ses joues et lui fait un doux sourire.

-Embrasse moi. Embrasse moi comme jamais.

Je m'approche de sa bouche et comble l'espace qui nous sépare. Je goûte ses lèvres pour la dernière fois et j'y mets tout mon c½ur, toute ma passion. Ses sanglots entrecoupent notre échange, je sens ses lèvres tremblaient contre les miennes et je ressens toute sa détresse comme si c'était la mienne. Remarque c'est un peu de la mienne, lui c'est un peu moi.

Il presse sa bouche très fort contre la mienne et me mordille la lèvre. Un goût métallique se fait sentir dans ma bouche, le goût du sang. Ca m'est égal, je continue de l'embrasser, de l'aimer à travers se baiser. Il lèche la petit goûte rouge qui perle sur ma lèvre et m'embrasse une dernière fois de tout son c½ur.

-Je t'aime à en mourir Tom. Ne l'oublie jamais. Je t'aimerais jusqu'au bout...
-Jusqu'à ce que la mort nous sépare. Je ne peux m'empêché de répliquer.

Il sourit à travers ses larmes. C'est douloureux comme cette phrase sonne juste. C'est comme si on venait de s'unir symboliquement. Quoi qu'il arrive je serais toujours à lui et il sera toujours à moi. On s'appartient, c'est indéniable.

Il dépose un dernier baiser sur mes lèvres et se lève du lit pour s'habiller. Je le regarde, je le regarde pour la dernière fois et je ne peux m'empêché de le trouver beau. Il enfile ces vêtements dans des gestes délicats et dégage une grâce extraordinaire. J'attrape mon boxer et l'enfile rapidement avant de me lever à mon tour.

Bill marche vers mon bureau et regarde les dessins de lui que j'ai fais. Il sourit tristement, presque fatalement, et en attrape un. Le plus beau, celui qui le représente entrain de rire gaiement, ses lunettes sur le nez et les cheveux attaché à l'aide d'un crayon de bois.

-Prend le. Je chuchote en arrivant derrière lui.

Il ne se fais pas prier et le roule pour le glisser dans sa poche de veste. Il se retourne vers moi lentement, son regard me fend le c½ur, enfin ce qu'il en reste.

-Je crois que c'est l'heure de se dire...
-chut. Je le stoppe en posant mes doigts sur sa bouche. On se reverra mon Amour, dans ce monde où dans l'autre mais quoi qu'il arrive je te retrouverais.
-Oh Tom...

Il se jette dans mes bras et pleure de nouveau. Je l'étreins doucement et exerce une pression dans son dos pour le coller encore plus fortement à moi.
J'ai mal. Je sens cette boule grandir dans ma gorge, descendre dans mon estomac et remonté sur mon c½ur. Ca fais mal mais je ne peux rien y faire, tant pis j'aurais mal mais je ne cesserais pas de l'aimer. Jamais.

-Je t'aime à la folie mon Ange. Je murmure contre lui. Viens, viens ici on à encore un peu de temps.
Je l'entraîne vers la fenêtre et nous repositionne comme quelques heures plus tôt sauf que cette fois c'est moi qui suis dos à lui et lui qui enserre mes hanches tendrement.
Dehors il pleut toujours, des orages accompagnent notre séparation. Notre Adieu.

-Fais comme si on allait se revoir tout à l'heure Bill. Ne me dis pas Adieu je t'en pris.
-On ne se quitte pas mon C½ur. Je reviens tu le sais.

Il entre dans le « jeu » et je l'en remercie intérieurement. Je ne pourrais pas, je ne pourrais jamais lui dire Adieu. Je l'aime beaucoup trop.
Ses lèvres tremblantes se posent dans mon cou et je le sens déjà s'éloigner.

-Je dois y aller mon Ange. A ce soir. Chuchote-t-il en soufflant doucement sur ma peau.

Je sens une goûte tombait sur mon épaule. Je sais qu'il pleure, je le sens depuis tout à l'heure mais je sais aussi que c'est mieux qu'on agisse comme ça. Mieux pour moi, mieux pour lui. On serait incapable de se dire Adieu.

-Je t'aime Tom.
-Je sais. Moi aussi Je t'aime Bill.

Ses mains s'enlèvent de mes hanches et j'ai déjà froid. Un dernier baiser sur mon épaule et il se retourne. Ses talons claquent sourdement sur la moquette de la chambre, il s'arrête à la porte et se retourne. Je le sens, son regard me brûle.

-Tu es tout ce que je suis Tom. Dit-il en sanglots.
-Et toi tout ce qui coule dans mes veines Bill. Je réponds les yeux fermés en essayant de retenir mon chagrin.

Un nouveau pas et une porte qui claque doucement. Il est partit. Une larme, une seule et unique larme mouille ma joue et je m'effondre par terre à moitié conscient.

Je m'appelle Tom, j'ai 20 ans et aujourd'hui je viens de vivre ma propre mort.

...





Alors suite ou pas?
Biouux. Coeur coeur les filles <3


# Posté le mercredi 11 juin 2008 15:14

Retour.

Retour.


Re tour du parc des princes.
Sublime. Magnifique.
Si voulez photos/Vidéo dite moi sur cet article.
En attendant la suite de l'OS devrait pas tardé à arriver. Merci pour tout vos commentaires !
Biouuux les filles <3.



PIX : Photo du parc des princes by me.


***

Effectivement c'était MAGNIFIQUE, même plus que ça vraiment...
Merci beaucoup pour tout tes com's sur mon blog, j'suis super touchée de ce que tu m'dis, ça me fais plaisir, merci beaucoup <3.
biouux !


***

Bien à la demande de Célia je poste quelques photos et vidéo ici =) !
Bioux les filles.


Photos : ( Sans modification hein, je voulais vous les donner originale même si parfois c'est un peu flou lol)

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(Désolée la qualité est pas irréprochable hein, mais c'est le bordel dans la fosse pour tenir l'appareil droit xD)


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Vidéos :

durch Den monsun.

(Je suis en galère pour les vidéos, j'essaye d'en remettre plus tard xD!
Bioux )




# Posté le lundi 23 juin 2008 03:30

Modifié le mercredi 25 juin 2008 05:25